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12 MARS 2019
Dans une tribune au « Monde », l’économiste Raouf Boucekkine rappelle l’épisode de tentative de réforme économique menée entre 2014 et 2017, qui s’était enlisée dans les contradictions d’un régime déjà incapable de gérer la crise générée par la chute des cours du pétrole.

Les événements d’Algérie sont, pour l’observateur de l’économie de ce pays que je suis, prodigieux à bien des égards. D’abord parce que, comme bien d’autres, je considérais cette révolte comme hautement improbable venant d’un peuple d’abord soumis à la barbarie terroriste pendant plus de dix ans, puis lourdement conditionné par le torrent de subventions déversé par le pouvoir pendant l’embellie pétrolière, et même après le contre-choc pétrolier de 2014.

Ensuite, parce que je m’étais convaincu, au bout de mon expérience au sein d’une task force d’experts réunie par l’ex-premier ministre Abdelmalek Sellal entre novembre 2015 et mai 2017, que seule la contrainte externe pouvait amener le régime à accepter des réformes structurelles. A l’époque, je pensais « réformes économiques », et je voyais le Fonds monétaire international (FMI) dans le rôle de père Fouettard. Mais je ne pensais pas qu’une révolte populaire pourrait conduire à revisiter les fondements mêmes de la République algérienne.

Lire la tribune de Raouf Boucekkine, Aix-Marseille Université, IMéRA, AMSE, dans Le Monde

 

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