Contrats de recherche

Dates

01 janvier 2019 - 01 janvier 2023

Résumé (anglais uniquement)
Financeur

ADEME

Contact

Frederic Rychen (frederic.rychen@univ-amu.fr)

Dates

01 janvier 2016 - 31 août 2021

Summary

The current economic and financial context suggests that there is an urgent need for a new paradigm for economic thinking based on more realistic behavioral and cognitive assumptions about decision makers. Beyond the theoretical rethinking, we need a better set of tools for economic policy analyses that would take the importance of complex interactions among heterogeneous boundedly rational economic agents into account, instead of those based on isolated atomistic optimizing agents.

Résumé (anglais uniquement)

The current economic and financial context suggests that there is an urgent need for a new paradigm for economic thinking based on more realistic behavioral and cognitive assumptions about decision makers. Beyond the theoretical rethinking, we need a better set of tools for economic policy analyses that would take the importance of complex interactions among heterogeneous boundedly rational economic agents into account, instead of those based on isolated atomistic optimizing agents.

Keywords
Uncertainty, Experiment, Finance, Expectation formation, bounded rationality, Interaction
Financeur

ANR

Contact

Stéphane Luchini (stephane.luchini[at]univ-amu.fr)

Dates

01 avril 2019 - 30 septembre 2021

Summary

Contexte
D’après les premières estimations issues de l’enquête CARe-Ménages de 2015, 4 à 10 % (0,4 à 1,5 million) des personnes âgées de 60 ans ou plus vivant en domicile ordinaire ont besoin d’aide pour la réalisation des activités de la vie courante, dont 220 000 à 260 000 seraient en perte sévère d’autonomie. En institution, 86 % des personnes de 75 ans ou plus sont également dépendantes (soit 370 000 personnes, dont 221 000 sévèrement). A l’horizon 2060, la part des personnes âgées de 60 ans ou plus devrait atteindre 32,1 % de la population totale (dont la moitié âgée de 75 ans ou plus) et 34,5% en 2070. Il y aurait alors 1,7 personne de moins de 65 ans, disponible pour une personne âgée de 65 ans ou plus, contre 3,7 en 2000. C’est dire la tension probable sur l’offre disponible d’aide aux personnes âgées évoluant vers la perte d’autonomie à laquelle la France sera confrontée d’ici un demi-siècle. Plus fondamentalement, c’est le modèle-même de prise en charge de la dépendance qui se trouve questionné, entre essoufflement des populations d’aidants familiaux historiques, difficulté de la structuration et de la professionnalisation du secteur de l’aide à domicile et saturation des capacités d’hébergement en établissement. 
Objectifs
Dans pareil contexte, la nature des besoins exprimés par les personnes âgées en situation de perte d’autonomie pour la réalisation des activités de la vie quotidienne, ou en situation de fragilité et susceptibles d’évoluer vers la dépendance, mérite particulièrement d’être scrutée. La manière dont ces besoins sont satisfaits importe au moins autant, que l’aide prodiguée en réponse soit apportée, en substitution ou en complément, par des membres de l’entourage ou par des aidants professionnels. Bien entendu, le rôle et le jeu des dispositifs d’aide sociale et d’accompagnement des personnes dépendantes et de leurs aidants, formels ou informels, doivent être attentivement étudiés. Il s’agit notamment de déterminer s’ils contribuent significativement à la réduction de la charge, humaine et financière, de la provision d’aide aux personnes âgées et si, le cas échéant, l’existence et l’importance des co-paiements s’avèrent discriminants dans l’accès à l’aide et dans la satisfaction des besoins. Le projet de recherche est ainsi organisé autour de trois objectifs :
• mesurer les besoins d’aide pour la réalisation des activités de la vie quotidienne,
• quantifier et qualifier l’aide reçue pour la réalisation des activités de la vie quotidienne,
• mesurer la satisfaction des besoins d’aide (besoins satisfaits, insuffisamment satisfaits ou non-satisfaits),
et de deux axes de problématisation visant à :
• dissocier les facteurs explicatifs de l’hétérogénéité des situations de perte d’autonomie et de compensation de la perte d’autonomie, en soulignant notamment le rôle discriminant des dispositifs publics qui peuvent induire des phénomènes de non-demande de droits, d’effets de seuil et de reste à charge,
• identifier et contrôler les biais d’estimation liés au mode de recueil de l’information (notamment le recours à un répondant proxy) et les effets de traitement dans les enquêtes sur la santé en population générale.
Méthodes
Le projet de recherche propose un modèle original d’estimation économétrique conjointe des besoins d’aide et de leur satisfaction tenant explicitement compte des erreurs de mesure liées aux modalités de recueil de l’information. Il inclut des estimations en population générale de la prévalence des besoins d’aide pour les différentes activités de la vie courante et leur satisfaction ; il analyse la composition de l’aide reçue par les individus (aide formelle, informelle, ou mixte) dont des évaluations macroéconomiques horaires et monétaires sont proposées. Les comparaisons entre sous-populations permettant de mettre en relief les caractéristiques fondatrices des inégalités de situation sont systématiquement réalisées à l’aide de procédures d’appariement, permettant de contrôler l’hétérogénéité observable et d’estimer des effets spécifiques de traitement. Les analyses statistiques et économétriques exploiteront les données des enquêtes CARe-Seniors (Capacités, Aides et Ressources) conduites en ménage ordinaire (2015) et en institution (2016), à l’élaboration desquelles des membres de l’équipe de recherche ont participé.
Perspectives
La recherche ambitionne de produire de nouvelles connaissances sur les populations des personnes âgées dépendantes et de leurs aidants, d’une part sur la documentation de situations (et de leurs évolutions entre les enquêtes Handicaps-Incapacités Dépendance, Handicap-Santé et CARe) permettant de comprendre les mécanismes à l’œuvre dans le champ de la dépendance et de la compensation de la perte d’autonomie, d’autre part sur des avancées méthodologiques dans l’exploitation de données d’enquête en population générale tenant compte de la spécificité des données recueillies et surtout des modalités du recueil. Ces connaissances doivent être utiles aux différents acteurs du champ de la dépendance : personnes âgées, aidants familiaux et aidants professionnels, financeurs et acteurs institutionnels de la prise en charge de la dépendance, chercheurs en sciences humaines et sociales du vieillissement.
Pour le décideur de politique sanitaire et sociale, c’est le périmètre de l’intervention qu’il s’agit d’aider à planifier pour répondre de façon adéquate aux besoins d’aide révélés. En outre, la recherche entend particulièrement mettre en évidence les discontinuités dans la capacité des dispositifs d’aide sociale à compenser la perte d’autonomie vécue par les personnes âgées, en traitant de l’hétérogénéité des restes à charge, objet central des enquêtes CARe-Seniors, et de leur inégale répartition au sein de la population.

Résumé (anglais uniquement)

Contexte
D’après les premières estimations issues de l’enquête CARe-Ménages de 2015, 4 à 10 % (0,4 à 1,5 million) des personnes âgées de 60 ans ou plus vivant en domicile ordinaire ont besoin d’aide pour la réalisation des activités de la vie courante, dont 220 000 à 260 000 seraient en perte sévère d’autonomie. En institution, 86 % des personnes de 75 ans ou plus sont également dépendantes (soit 370 000 personnes, dont 221 000 sévèrement). A l’horizon 2060, la part des personnes âgées de 60 ans ou plus devrait atteindre 32,1 % de la population totale (dont la moitié âgée de 75 ans ou plus) et 34,5% en 2070. Il y aurait alors 1,7 personne de moins de 65 ans, disponible pour une personne âgée de 65 ans ou plus, contre 3,7 en 2000. C’est dire la tension probable sur l’offre disponible d’aide aux personnes âgées évoluant vers la perte d’autonomie à laquelle la France sera confrontée d’ici un demi-siècle. Plus fondamentalement, c’est le modèle-même de prise en charge de la dépendance qui se trouve questionné, entre essoufflement des populations d’aidants familiaux historiques, difficulté de la structuration et de la professionnalisation du secteur de l’aide à domicile et saturation des capacités d’hébergement en établissement. 
Objectifs
Dans pareil contexte, la nature des besoins exprimés par les personnes âgées en situation de perte d’autonomie pour la réalisation des activités de la vie quotidienne, ou en situation de fragilité et susceptibles d’évoluer vers la dépendance, mérite particulièrement d’être scrutée. La manière dont ces besoins sont satisfaits importe au moins autant, que l’aide prodiguée en réponse soit apportée, en substitution ou en complément, par des membres de l’entourage ou par des aidants professionnels. Bien entendu, le rôle et le jeu des dispositifs d’aide sociale et d’accompagnement des personnes dépendantes et de leurs aidants, formels ou informels, doivent être attentivement étudiés. Il s’agit notamment de déterminer s’ils contribuent significativement à la réduction de la charge, humaine et financière, de la provision d’aide aux personnes âgées et si, le cas échéant, l’existence et l’importance des co-paiements s’avèrent discriminants dans l’accès à l’aide et dans la satisfaction des besoins. Le projet de recherche est ainsi organisé autour de trois objectifs :
• mesurer les besoins d’aide pour la réalisation des activités de la vie quotidienne,
• quantifier et qualifier l’aide reçue pour la réalisation des activités de la vie quotidienne,
• mesurer la satisfaction des besoins d’aide (besoins satisfaits, insuffisamment satisfaits ou non-satisfaits),
et de deux axes de problématisation visant à :
• dissocier les facteurs explicatifs de l’hétérogénéité des situations de perte d’autonomie et de compensation de la perte d’autonomie, en soulignant notamment le rôle discriminant des dispositifs publics qui peuvent induire des phénomènes de non-demande de droits, d’effets de seuil et de reste à charge,
• identifier et contrôler les biais d’estimation liés au mode de recueil de l’information (notamment le recours à un répondant proxy) et les effets de traitement dans les enquêtes sur la santé en population générale.
Méthodes
Le projet de recherche propose un modèle original d’estimation économétrique conjointe des besoins d’aide et de leur satisfaction tenant explicitement compte des erreurs de mesure liées aux modalités de recueil de l’information. Il inclut des estimations en population générale de la prévalence des besoins d’aide pour les différentes activités de la vie courante et leur satisfaction ; il analyse la composition de l’aide reçue par les individus (aide formelle, informelle, ou mixte) dont des évaluations macroéconomiques horaires et monétaires sont proposées. Les comparaisons entre sous-populations permettant de mettre en relief les caractéristiques fondatrices des inégalités de situation sont systématiquement réalisées à l’aide de procédures d’appariement, permettant de contrôler l’hétérogénéité observable et d’estimer des effets spécifiques de traitement. Les analyses statistiques et économétriques exploiteront les données des enquêtes CARe-Seniors (Capacités, Aides et Ressources) conduites en ménage ordinaire (2015) et en institution (2016), à l’élaboration desquelles des membres de l’équipe de recherche ont participé.
Perspectives
La recherche ambitionne de produire de nouvelles connaissances sur les populations des personnes âgées dépendantes et de leurs aidants, d’une part sur la documentation de situations (et de leurs évolutions entre les enquêtes Handicaps-Incapacités Dépendance, Handicap-Santé et CARe) permettant de comprendre les mécanismes à l’œuvre dans le champ de la dépendance et de la compensation de la perte d’autonomie, d’autre part sur des avancées méthodologiques dans l’exploitation de données d’enquête en population générale tenant compte de la spécificité des données recueillies et surtout des modalités du recueil. Ces connaissances doivent être utiles aux différents acteurs du champ de la dépendance : personnes âgées, aidants familiaux et aidants professionnels, financeurs et acteurs institutionnels de la prise en charge de la dépendance, chercheurs en sciences humaines et sociales du vieillissement.
Pour le décideur de politique sanitaire et sociale, c’est le périmètre de l’intervention qu’il s’agit d’aider à planifier pour répondre de façon adéquate aux besoins d’aide révélés. En outre, la recherche entend particulièrement mettre en évidence les discontinuités dans la capacité des dispositifs d’aide sociale à compenser la perte d’autonomie vécue par les personnes âgées, en traitant de l’hétérogénéité des restes à charge, objet central des enquêtes CARe-Seniors, et de leur inégale répartition au sein de la population.

Financeur

Institut de Recherche en Santé Publique

Contact

Alain Paraponaris (alain.paraponaris[at]univ-amu.fr)

Dates

28 août 2018 - 27 août 2022

Résumé

Il est aujourd’hui démontré que l’environnement impacte la santé des populations (Cohen et al. 2005). La pollution atmosphérique figure parmi les déterminants environnementaux de la santé les plus documentés dans la littérature épidémiologique, du fait de l’ampleur et de la diversité des effets sanitaires qui lui sont attribués (Bell and Ebisu 2012) et des coûts associés pour la société (Commission d’enquête du Sénat sur le coût économique et financier de la pollution de l’air, 2015). Concernant les effets sanitaires en lien avec la pollution atmosphérique, il est possible de distinguer les effets à court terme (ex. exacerbations d’asthme, infarctus du myocarde…) des effets à long terme (ex. cancer des poumons, diminution de l’espérance de vie…). Les concentrations journalières de polluants atmosphériques auxquelles les populations sont exposées varient de manière importante dans le temps. Notamment, lorsque les niveaux d’émissions sont particulièrement élevés, apparaissent les épisodes ou pics de pollution. Ces jours sont définis en fonction du dépassement d’un certain seuil de concentration d’un ou plusieurs polluants atmosphériques (ex. particules fines PM2.5, Dioxyde d’Azote NO2, Ozone O3 …). De tels épisodes surviennent en particulier lors de conditions météorologiques particulières, notamment durant des vagues de froid en hiver ou des canicules durant l’été du fait de phénomènes de couches d'inversion thermique par exemple (Whiteman et al. 2014). Ces jours-là correspondent ainsi à des situations extrêmes en termes d’exposition à la pollution atmosphérique, toutefois peu d’études ont ciblé spécifiquement ces périodes de pics pour savoir si elles avaient un impact particulier et la littérature épidémiologique suggère que la relation dose-réponse entre la majorité des polluants atmosphériques en milieu urbain et les effets sanitaires associés suit une relation linéaire ou log-linéaire (Dominici et al. 2002). Cela impliquerait qu’il n’existe pas d’exposition à la pollution atmosphérique qui ne soit pas associée à une réponse sanitaire donnée. Il est ainsi important d’étudier si les jours définis comme épisodes de pollution sont associés à des effets sanitaires spécifiques. Ce projet, vise dans un premier temps (axe 1) à répondre à cette question : existe-t-il une raison, au sens épidémiologique, de considérer les épisodes de pollution comme des évènements particuliers ? De plus, dans l’hypothèse où il n’existe pas de particularité épidémiologique, en plus de ne concerner que très peu de jours dans l’année (par définition), ce type d’épisodes ne contribue que marginalement aux effets sanitaires à long terme. 
En outre, il s’avère qu’une partie importante des actions mises en place par les pouvoirs publics pour lutter contre la pollution atmosphérique et ses effets est focalisée sur ces épisodes. Ces actions répondent à la sensibilité de l’opinion publique à cette problématique, exacerbée lors d’épisodes de pollution. Malgré la mise en place de ces nombreuses interventions, les niveaux de pollution atmosphérique observés et leurs effets sanitaires continuent d’être élevés en France, en particulier dans les milieux urbains, dont l’agglomération parisienne. De nombreuses interventions y ont été mises en place au cours des dernières années afin de réduire les niveaux de concentration des différents polluants atmosphériques. Ces interventions ont porté essentiellement sur une réduction des émissions liées au trafic automobile qui constitue la source principale des concentrations de polluants atmosphériques en région parisienne (Beelen et al. 2013; Pascal et al. 2016). Celles mises en place depuis 2007 (pour les particules), déclenchées lorsque certains niveaux de pollution sont dépassés, incluent la réduction de vitesse sur le périphérique, la mise en place de la circulation alternée ou la gratuité des transports publics par exemple. Bien que ces interventions bénéficient d’une mobilisation politique, économique et citoyenne très importante, et malgré leur mise en place depuis 10 ans, il n’existe aucune information sur leur efficacité en matière de réduction des concentrations de polluants et des effets sanitaires associés. Ce projet vise donc également (axe 2) à évaluer si les mesures de lutte contre les pics de pollution sont efficaces. Pour cela, nous proposons une approche méthodologique innovante, fondée sur des expérimentations naturelles, qui permettent de reproduire les conditions d’un essai contrôlé randomisé afin d’évaluer les effets causaux associés à la mise en place de ces interventions. De plus, nous proposons de mener une évaluation économique des bénéfices potentiels associés à ces mesures.  
En parallèle, d’autres interventions de modification urbaine existent pour réduire les émissions liées au trafic comme par exemple l'attribution de certaines voies à des utilisations spécifiques (bus, taxi, vélos…) ou des projets de piétonisations. Les bénéfices liés à une réduction durable des niveaux de pollution atmosphérique sont considérables. Par exemple, si la valeur seuil de PM2,5 recommandée par l’OMS pour protéger la santé (10 µg/m3) était atteinte, alors certaines études estiment que 17 000 décès seraient évités par an en France, dont près de 6 000 uniquement en Ile-de-France (Pascal et al. 2016). Il est important de préciser qu’à notre connaissance, il n’existe pas de recensement systématique de ces interventions de modification urbaine durables menées par les communes et visant à réduire les émissions liées au trafic automobile, une lacune qu’il conviendrait de combler en mettant à disposition de tous les acteurs locaux une base de données les recensant. Ce projet vise ainsi (axe 3) à combler cette lacune en menant un recensement de ces mesures visant à réduire la pollution atmosphérique liée au trafic à moyen et long termes, en partant des travaux existants. De plus nous proposons en prenant comme exemple l’implantation de la Zone de Circulation Restreinte (ZCR) à Paris, de quantifier, par simulation, les bénéfices potentiels que cette intervention aurait sur la santé des populations, en comparaison aux interventions focalisées sur des épisodes de pollution. 
En somme, ce projet vise à évaluer la pertinence, que ce soit d’un point de vue épidémiologique ou des politiques publiques, de concentrer les efforts de l’action publique sur les épisodes de pollution plutôt que sur des interventions plus durables. Dans cette perspective, nous faisons et testons l’hypothèse que les effets de ces dernières sont substantiellement plus importants pour la santé publique.

Financeur

PRIMEQUAL

Contact

Olivier Chanel (olivier.chanel[at]univ-amu.fr)

Dates

01 janvier 2021 - 31 décembre 2025

Résumé

Les institutions contribuent à la stabilité économique et sociale. Par conséquent, leur remise en cause est souvent à l'origine d'un accroissement notable de l'incertitude économique. L'un des exemples les récents est le Brexit: voté en juin 2016 et toujours en cours de négociations 3 ans après. Cette période de confusion pèse sur les décisions des agents et est à l'origine de fragilités économiques.

Partant de ce constat, ce projet s'intéresse au comportement des entreprises et des gouvernements lorsqu'ils évoluent dans un environnement incertain. Son objectif est d'évaluer la manière dont ces agents réagissent à l'incertitude et dans quelle mesure leurs décisions peuvent elles-mêmes être source d'incertitude. 

Ce projet propose d'améliorer la compréhension: (1) du comportement des entreprises en univers incertain à travers leurs décisions d'emploi et d'investissement, (2) du lien entre les décisions des entreprises et l'incertitude engendrée par politiques gouvernementales.

Summary

Institutions contribute to social and economic stability. Therefore, increasing institutional weaknesses may be a source of deep economic uncertainty. One striking example is the Brexit: the referendum took place in 2016 and negotiations are still ongoing 3 years after. This period of doubtless alters agents' decisions and might generate economic fragilities. 

Based on this fact, this project focuses on firms' and governments' behavior in an uncertain environment. It seeks to assess how those agents react to uncertainty and whether their decisions can by themselves be a source of uncertainty. 

This project proposes to provide a better understanding of (1) firms' labor and investment decisions when they face uncertainty, (2) the link between firms' behavior and economic policy uncertainty.

Mots clés

Incertitude macroéconomique, données micro, décisions de firmes

Keywords
Macroeconomics; monetary economics; economic growth
Financeur

ANR

Contact

Céline Poilly (celine.poilly@univ-amu.fr)

Dates

01 octobre 2017 - 31 mars 2022

Résumé

Le logement constitue un objectif fondamental de politique publique en France et l'effort de la Nation en termes de transferts liés aux politiques du logement en 2014 dépasse 40 milliards d'euros. Ces politiques comprennent par exemple les allocations logement, les taxes foncières et d’habitation et les subventions à la construction mais s'étendent aussi au logement social et au contrôle des loyers. La redistribution et les défaillances du marché, par exemple en raison d’externalités, constituent la justification économique de ces politiques publiques.En France, il existe un sous-investissement important dans les recherches en économie du logement par rapport à l'économie du travail par exemple. Les évaluations restent limitées à des résultats sur les impacts de court terme qui utilisent des quasi-expériences naturelles. Les impacts à moyen ou long terme en termes d'efficacité ou de redistribution restent peu étudiés. Un exemple en est fourni par les allocations logement pour lesquelles nous avons des études de très bonne qualité sur les effets à court terme alors qu’aucune analyse en équilibre général ne nous indique comment les prix reflètent l'existence de ces allocations.C'est pourquoi l’objectif scientifique premier de notre projet est la meilleure compréhension de l'impact à long terme des politiques du logement sur les inégalités de logement en France et dans d’autres pays. La tâche centrale de notre projet de recherche est de construire un modèle structurel dynamique des décisions de logement des ménages au cours du cycle de vie et de calibrer ce modèle à l'aide de données observationnelles françaises. Il n'existe aucun modèle empirique pour la France alors que de tels modèles ont été construits pour les États-Unis, certes récemment. Ce modèle de base servira à évaluer les répercussions à long terme des politiques du logement, comme les allocations logement, les prêts à taux zéro pour les primo-accédants etc. En particulier, cela permettra d’estimer l'ordre de grandeur de la réduction des inégalités de logement obtenue par le moyen de ces politiques publiques. Deuxièmement, la validation empirique d'un tel modèle nécessite d'avoir des évaluations descriptives de grande qualité des inégalités de logement et des évaluations des effets des politiques publiques au cours des dernières années au niveau national et dans d’autres pays, afin de les comparer aux effets obtenus dans les modèles macroéconomiques. C'est la deuxième tâche de ce projet de recherche de mener ces travaux empiriques innovants.Le modèle de référence sera  enrichi dans des directions complémentaires. Une dimension clé est l'offre de logement et plus précisément la construction de nouveaux bâtiments. Nous visons aussi à analyser l'effet des subventions publiques, telles que les incitations fiscales, sur le nombre d'unités nouvellement construites et leur taille. Un autre sous-projet cherchera à utiliser des données de panel microéconomiques et des méthodes économétriques nouvelles pour estimer de manière plus robuste et précise, les paramètres de préférences des ménages. Enfin, le logement social et le contrôle des loyers sont d’autres éléments clés des politiques de logement en France. Un sous-projet met l'accent sur l'économie politique du logement social modélisée comme un jeu de vote entre des communes où les propriétaires et les locataires ont des préférences radicalement différentes. Un second sous-projet en économie géographique traite de la question du gradient des prix des logements et des loyers à l’intérieur des villes. Il utilisera un ensemble de données sur les prix des logements et les loyers qui seront collectés par l'équipe sur Internet. L'analyse empirique de ces données améliorera notre compréhension du chômage urbain et la façon dont les déplacements affectent négativement l'emploi dans les villes.

Financeur

ANR

Contact

Alain Trannoy (alain.trannoy[at]univ-amu.fr)

Dates

01 octobre 2017 - 30 septembre 2021

Résumé

Au cours des 50 dernières années, les pays industrialisés ont connu des bouleversements économiques et démographiques qui ont affecté la distribution des revenus et la structure familiale. Depuis les années 70, on a observé un accroissement des inégalités dans la plupart des pays de l'OCDE. Au cours de la même période, la structure de la famille et son comportement ont connu des changements profonds caractérisés, d’une part, par un déclin dans le mariage et la natalité, des périodes de cohabitation plus nombreuses et plus longues, une hausse des taux de divorce et de la monoparentalité et, d'autre part, par une réduction de l'inégalité des sexes en termes d'éducation et de participation au marché du travail. En dépit de son importance, les interactions entre les changements économiques et démographiques sont restées largement inexplorées. Notre principal objectif dans ce projet est de développer des études empiriques et théoriques innovantes qui permettent de comprendre les différentes facettes du lien entre les inégalités et la forme de la famille et évaluer les changements observés en termes d’inégalités au niveau individuel (et non à celui du ménage). D'un point de vue théorique, le projet contribuera à l'élaboration des modèles collectifs de comportement des ménages et des modèles de marché du mariage. En quelques mots, les modèles collectifs supposent que chaque membre du ménage a des préférences individuelles spécifiques et que les décisions collectives effectuées par les ménages résultent de négociations entre les membres du ménage. Ces modèles sont essentiels pour (a) comprendre comment de meilleures opportunités pour les femmes dans la société peuvent modifier leur pouvoir au sein du ménage et (b) pour mesurer les changements dans le bien-être, et donc dans les inégalités, au niveau individuel. D’autre part, les modèles de marché du mariage supposent que les hommes et les femmes obtiennent un certain niveau d’utilité, en fonction de leurs caractéristiques, en se mettant en couple. Ils décrivent alors qui se marie avec qui. Ces modèles sont utiles pour démêler
le rôle des préférences, d’une part, et le rôle de la distribution des caractéristiques des partenaires potentiels, d’autre part, dans les appariements. Le projet contribuera à fusionner ces deux champs de recherche qui actuellement sont parmi les plus dynamiques en microéconomie appliquée. D’un point de vue empirique, le projet permettra de révéler les mécanismes fondamentaux derrière la hausse des inégalités. Un des objectifs est de mener une étude approfondie du phénomène d’homogamie en France et dans d'autres pays, mettant l'accent non seulement sur l’homogamie en termes d'éducation et d'origine sociale mais aussi en termes de caractéristiques économiques. Des techniques économétriques traditionnelles mais aussi de plus sophistiquées basées sur des modèles de marché mariage seront utilisées à cette fin.
La compréhension du comportement nuptial contribuera donc à l’évaluation des inégalités entre les ménages. Un autre objectif est d’analyser les liens entre les caractéristiques familiales et la transmission intergénérationnelle des avantages économiques. À l'aide de modèles collectifs, ce que les parents dépensent pour leurs enfants sera évalué. Plus généralement, l'influence du milieu familial sur la réussite individuelle (mesurée par divers indicateurs) et les inégalités sera évaluée avec des données actuellement sous-exploitées. L'objectif ultime est d'évaluer les changements dans les inégalités économiques en France et dans d’autres pays comparables durant les dernières décennies, en utilisant des modèles mieux adaptés et de meilleures données. Le projet mettra l'accent sur le bien-être individuel et tentera de mettre en évidence les facteurs clés dans la production des inégalités (changement dans la composition de la famille, transmission intergénérationnelle, changements dans l'équilibre du pouvoir au sein du ménage).

Summary

Over the last 50 years, industrialized countries have undergone major economic and demographic changes that affected both the distribution of earnings across individuals and the family structure in which these individuals live. Since the 1970s, inequality in the distribution of individual income has significantly increased in most OECD countries. Over the same period, family structure and behavior experienced deep changes. First, changes in demographic behavior have led to the emergence of new family models: decline in marriage and birth rates, delayed transitions into cohabitation, rise in divorce rates and single parenthood. Second, gender inequality has narrowed significantly in both educational attainment and labor force participation, leading to a significant increase in the share of skilled employed women and affecting household composition. In spite of its importance, the interplay between these economic and demographic trends has remained largely unexplored. Our research project develops innovative empirical and theoretical research that allows understanding the different facets of the family-inequality nexus. From a theoretical perspective, the project will contribute to the development of collective models of household decisions and marriage market models. Collective models of the household assume that each household member has specific individual preferences and that collective decisions made by the household results from bargaining and/or cooperation between household members. Such models are essential to (a) understand how better opportunities for women may have modified the balance of power within the household and to (b) measure changes in welfare, and thus inequality, at the individual level that result from recent economic and demographic trends. They will be generalized to incorporate household scale economies and to account for children. On the other hand, marriage market models start from the distribution of men and women in the population with some characteristics and describe who marries whom and why. They allow disentangling the respective roles of the individual mating preferences and the aggregate distribution of potential partners’ characteristics in observed mating patterns. Finally, the project will also contribute to merge these two fields of research that are among the most dynamic in recent applied microeconomics. From an empirical perspective, the project will help reveal the fundamental mechanisms behind rising inequalities. One of the objectives is indeed to provide a comprehensive assessment of assortative mating in France and other countries, focusing not only on assortativeness by education and social origin but also by economic characteristics, in particular earnings and labor supply. Traditional reduced-form techniques but also more sophisticated structural-approaches based on marriage market models will be used to this end. Understanding mating behavior will therefore contribute to evaluate inequality between households. Another objective is to analyze how family characteristics determine the intergenerational transmission of economic advantages. Using collective models, it is possible to evaluate what parents spend for children. More generally, the influence of family background on individual success (measured by various indicators) and ineevaluated using until now under-exploited data sources. The ultimate objective is to measure the changes in economic inequality in France and other comparable countries over the last decades, and go beyond state-of-the-art research by relying on more adequate models and better data. The project will focus on individual welfare (and not household welfare) and examine key stages of the production of inequality and its recent changes (changes in mating behavior and family composition, intergenerational transmission, changes in the intra-household balance of power.

Mots clés

économie, économétrie, famille, inégalité, pauvreté, travail, consommation, mariage, générations, fécondité

Financeur

ANR

Contact

Emmanuel Flachaire (emmanuel.flachaire[at]univ-amu.fr)

Dates

01 octobre 2015 - 30 septembre 2021

Résumé

La crise actuelle trouva initialement son origine dans la baisse des prix immobiliers aux Etats-Unis. La crise des subprimes a eu un impact plus global parce que des actifs toxiques faisaient partie des portefeuilles d'actifs détenus par des institutions privées. Aujourd'hui, on peut constater leurs effets financiers et réels, à travers leurs implications sur les activités financières et réelles d'un grand nombre de pays. Le second point important que nous enseigne la crise actuelle est qu'elle commença comme un phénomène local, mais se propagea assez rapidement à travers le monde entier. Parce que nous vivons dans un monde globalisé et les marchés sont interdépendants, cela facilita la transmission de la crise, initialement localisée aux Etats-Unis, aux autres pays. En ce sens cette crise est différente de celles qui ont eu lieu au cours de la deuxième moitié du 20ème siècle et qui ont été plus locales car affectant un nombre limité de pays (la crise asiatique des années 90). Il y a cependant de grandes similitudes avec la Grande Dépression des années 30 malgré la différence notable que la propagation a été plus rapide de nos jours à cause de la plus forte intégration internationale. Le troisième enseignement principal concerne les politiques économiques. Alors que les autorités monétaires et fiscales ont d'abord réagi en utilisant des instruments et des règles standards, il y a maintenant un consensus pour conclure que nous sommes dans une situation économique exceptionnelle, signifiant que de nouvelles politiques économiques doivent être envisagées. On peut par exemple avoir en tête la définition de nouvelles règles de politique monétaire ou l'élaboration de politiques fiscales tenant compte de niveaux élevés d'endettement public. Ces trois aspects importants nous demandent de comprendre de manière plus approfondie les interdépendances entre les sphères financières et réelles des économies. Les effets réels de la volatilité des actifs et l'éclatement de bulles vont être étudiés en présence ou non d'imperfections financières. Les mécanismes de transmission à une économie globale vont être examinés en tenant compte des sphères réelles et financières. Bien sûr, dans ce contexte, de nouvelles politiques monétaires et fiscales doivent être envisagées. Dans cette perspective, ce projet qui se focalise sur les interdépendances financières et réelles sera organisé suivant les trois parties suivantes :

- Partie 1 / Tâche 1 : Effets réels des bulles et des actifs financiers Nous nous focalisons sur l’évaluation des actifs financiers et des bulles rationnelles. Nous sommes concernés par leur volatilité et leurs effets réels. Un effort particulier sera consacré aux implications provenant de l’hétérogénéité des agents et des imperfections financières. Cette dernière partie sera analysée en fournissant des fondements microéconomiques appropriés aux imperfections financières.

- Partie 2 / Tâche 2 : Mécanismes de transmission des échanges internationaux et ouverture internationale Nous étudions le lien entre sphères financières et réelles dans des économies ouvertes. Nous nous focalisons en particulier sur le rôle de l’ouverture internationale sur l’évaluation des actifs, les bulles et la croissance. Notre but est d’examiner les arbitrages qui ont lieu entre les marchés des biens et des actifs, l’existence et la propagation de bulles spéculatives et les effets sur la croissance des flux de capitaux sur les marchés financiers internationaux.

- Partie 3 / Tâche 3 : Le rôle des politiques monétaires et fiscales Nous projetons d’examiner le rôle des politiques monétaire et fiscale lorsque l’économie connaît des cycles ou une crise financière. On va s’intéresser non seulement aux vertues stabilisatrices de ces politiques, mais aussi à leur optimalité. Nous sommes en particulier concernés par des économies caractérisées par des niveaux de dette publique élevés ou des évènements exceptionnels, comme c’est le cas à la suite d’une crise. 

Summary

The current crisis was initially generated by a decrease of housing prices in the US. The subprime crisis had a global impact because toxic assets entered portfolios of private institutions. Today, we can note their financial and real effects, through the implications on the financial and real activities of many countries. The second main point that we learn from the current crisis is that it started as a local phenomenon, but propagated quite quickly all around the world. Because we live in a globalized world and markets are interdependent, it facilitated the 
transmission of the crisis, which started locally in the US, to the other countries. In this sense this crisis appears as quite different to the previous crises that occurred in the second half of the 20th century and that were much more local as affecting a limited number of countries (e.g. the Asian crisis of the 2000’s). There are however some similarities with the Great Recession of the 30’s with the notable difference that the propagation has been much faster nowadays as a consequence of a much stronger international market integration. The third main instruction concerns economic policies. While monetary and fiscal authorities first reacted using standards instruments and rules, there is now a consensus to conclude that we are in an exceptional economic situation, meaning that new economic policies should be considered. We can for instance have in mind the definition of new monetary rules or the design of fiscal policies with high levels of public debt. These three important aspects require us to understand more deeply the interdependencies between the financial and real spheres of economies. The real effects of asset volatility and bubble bursting should be investigated in the presence or not of financial imperfections. The transmission mechanisms to a globalized economy should be examined taking into account both real and financial spheres. Of course, in this context, new monetary and fiscal policies need to be designed. In this perspective, this project that focuses on the financial and real interdependencies will be organized according to the following three parts:

- Part 1 / Task 1. Real effects of bubbles and financial assets We focus on the valuation of financial assets and rational bubbles. We are concerned in their volatility and their real effects. A special attempt will be devoted to the implications of heterogeneous behaviors and financial frictions. This last part is addressed providing appropriate microeconomic foundations of the financial frictions.

- Part 2 / Task 2. Transmission mechanisms of international trade and openness We study the interplay between the financial and real spheres in open economies. We especially focus on the role of openness on asset valuation, bubbles and growth. Our goal is to examine the arbitrages that take place between the financial and good markets, the existence and propagation of speculative bubbles and the effects of capital inflows through international financial markets on growth.

- Part 3 / Task 3. The role of monetary and fiscal policies We aim to design the role of monetary and fiscal policies when the economy experiences business cycles and financial crises. One focuses on their stabilizing virtues, but also on the optimality of such policies. We are in particular concerned with economies characterized by strong levels of public debt and exceptional events, as it happens following a crisis.

Financeur

ANR

Contact

Alain Venditti (alain.venditti[at]univ-amu.fr)

Dates

01 octobre 2016 - 31 mars 2021

Summary

This collaborative project analyzes the transition process toward a greener economy by studying the potential consequences of, and reactions of our societies to, environmental changes. This topic being very broad, the project mainly focuses on two important objects of analysis, which are emblematic of issues related to environmental changes: pollution (as a main cause of environmental changes) and aquatic resources (which are severely impacted by such changes). The project will benefit from complementary methodologies developed by GREQAM  and LAMETA  researchers, and from their integration within networks of interdisciplinary collaborations. The analysis of these two objects are tackled by relying on three work packages (WPs) which correspond to the required stages of a comprehensive economic analysis of environmental issues: (i) the identification of the issue and its assessment in economic terms (ii) the definition of short to medium-term solutions by developing dynamic environmental regulatory instruments and (iii) the study of the society's long term adaptation capacity to sustain an environmentally friendly development process.

The first step of the analysis (WP1) is to provide a quantitative estimate of the costs resulting from pollution and of the costs and benefits related to the management of aquatic resources. Specifically, we focus on four main issues: (i) the assessment of the consequences of atmospheric pollution on human health, in particular the monetary gain obtained by the reduction of a long term exposure (ii) the benefit (on human health) from the change in the energy mix proposed by ADEME, (iii) the operational problems generated by the valuation of aquatic ecosystem services and (iv) a methodology to assess the costs and benefits related to invasion of new species in aquatic ecosystems.

The second step (WP2) is dedicated to the design of appropriate regulatory instruments to correct, in a short to medium term, the related environmental externalities. We not only focus on market-based instruments (curbing individual behaviors) but also on new institutional designs (definition of appropriate property rights, or new management methods exploiting spatial features) which all take into account the dynamic nature of the problem. A particular emphasis will be put on: (i) the regulation of the interaction between a polluting industry and the pollution abatement sector, (ii) the spatially-dynamic regulation of air  pollution  (iii)  the  dynamic  regulation  of  common  resources  (mainly  fisheries),  and  (iv)  the management of invasive species which endanger eco-systems and economic activity.

The third step (WP3) adopts a long term perspective. Since policy instruments remain short to medium term adjustment rules to environmental problems, it is thus crucial to understand how a society improves its own resilience to environmental changes and may reach a sustainable development path. This requires to identify ways to “green” the production process and raises the issue of sustainable growth under environmental goals. In the context of the present project, we  focus on (i) the incentives that induce, in the agricultural sector, to adopt organic farming or at least less pollution-intensive modes of production (less use of polluting inputs such as fertilizer and pesticide), (ii) the problem of waste management and recycling, and the choice of an energy mix, (iii) the sustainable management of aquatic resources accounting for the threats raised by long-term changes due to potential regime shifts affecting the availability of these resources or their spatial distributions.

Résumé (anglais uniquement)

This collaborative project analyzes the transition process toward a greener economy by studying the potential consequences of, and reactions of our societies to, environmental changes. This topic being very broad, the project mainly focuses on two important objects of analysis, which are emblematic of issues related to environmental changes: pollution (as a main cause of environmental changes) and aquatic resources (which are severely impacted by such changes). The project will benefit from complementary methodologies developed by GREQAM  and LAMETA  researchers, and from their integration within networks of interdisciplinary collaborations. The analysis of these two objects are tackled by relying on three work packages (WPs) which correspond to the required stages of a comprehensive economic analysis of environmental issues: (i) the identification of the issue and its assessment in economic terms (ii) the definition of short to medium-term solutions by developing dynamic environmental regulatory instruments and (iii) the study of the society's long term adaptation capacity to sustain an environmentally friendly development process.

The first step of the analysis (WP1) is to provide a quantitative estimate of the costs resulting from pollution and of the costs and benefits related to the management of aquatic resources. Specifically, we focus on four main issues: (i) the assessment of the consequences of atmospheric pollution on human health, in particular the monetary gain obtained by the reduction of a long term exposure (ii) the benefit (on human health) from the change in the energy mix proposed by ADEME, (iii) the operational problems generated by the valuation of aquatic ecosystem services and (iv) a methodology to assess the costs and benefits related to invasion of new species in aquatic ecosystems.

The second step (WP2) is dedicated to the design of appropriate regulatory instruments to correct, in a short to medium term, the related environmental externalities. We not only focus on market-based instruments (curbing individual behaviors) but also on new institutional designs (definition of appropriate property rights, or new management methods exploiting spatial features) which all take into account the dynamic nature of the problem. A particular emphasis will be put on: (i) the regulation of the interaction between a polluting industry and the pollution abatement sector, (ii) the spatially-dynamic regulation of air  pollution  (iii)  the  dynamic  regulation  of  common  resources  (mainly  fisheries),  and  (iv)  the management of invasive species which endanger eco-systems and economic activity.

The third step (WP3) adopts a long term perspective. Since policy instruments remain short to medium term adjustment rules to environmental problems, it is thus crucial to understand how a society improves its own resilience to environmental changes and may reach a sustainable development path. This requires to identify ways to “green” the production process and raises the issue of sustainable growth under environmental goals. In the context of the present project, we  focus on (i) the incentives that induce, in the agricultural sector, to adopt organic farming or at least less pollution-intensive modes of production (less use of polluting inputs such as fertilizer and pesticide), (ii) the problem of waste management and recycling, and the choice of an energy mix, (iii) the sustainable management of aquatic resources accounting for the threats raised by long-term changes due to potential regime shifts affecting the availability of these resources or their spatial distributions.

Mots clés

Economie verte, politique environnementale, adaptation sociétale, pollution, ressources aquatiques

Financeur

ANR

Contact

Hubert Stahn (hubert.stahn[at]univ-amu.fr)

Dates

01 janvier 2018 - 31 août 2021

Summary

The impact of childhood circumstances on outcomes in adulthood has been widely studied in the
literature. Although much is known about the relationships between parental background and children’s performance at certain stages of their adulthood, little has been done to analyse how childhood circumstances influence educational and labour market outcomes of individuals over the entire lifecourse and under certain institutional designs and policies.
Rather than focusing on a specific stage of adulthood as most studies do, this project aims to employ a life-course perspective and analyse (1) how circumstances in childhood affect influential decisions which mark individuals’ transition to adulthood (educational and occupational choices, family formation etc.), and (2) how these decisions translate into social and economic outcomes (e.g. labour market performance, well-being, (early) retirement decisions) at later stages in life. We will simultaneously address these questions from intergenerational mobility and equality of opportunity perspectives and involve cross-country comparisons, in order to identify causal mechanisms via which social and economic advantages are transmitted from one generation to another, reproducing and reinforcing inequalities in the society. The international team of researchers from France, Germany, Luxembourg, Sweden, and the US will be working in close co-operation to build extensive knowledge on the topic and equip policy-makers with potential options for policy interventions. The results of the project will be summarized in several PhD dissertations, published in academic and non-academic outlets, and disseminated via presentations at relevant events.

Résumé (anglais uniquement)

The impact of childhood circumstances on outcomes in adulthood has been widely studied in the
literature. Although much is known about the relationships between parental background and children’s performance at certain stages of their adulthood, little has been done to analyse how childhood circumstances influence educational and labour market outcomes of individuals over the entire lifecourse and under certain institutional designs and policies.
Rather than focusing on a specific stage of adulthood as most studies do, this project aims to employ a life-course perspective and analyse (1) how circumstances in childhood affect influential decisions which mark individuals’ transition to adulthood (educational and occupational choices, family formation etc.), and (2) how these decisions translate into social and economic outcomes (e.g. labour market performance, well-being, (early) retirement decisions) at later stages in life. We will simultaneously address these questions from intergenerational mobility and equality of opportunity perspectives and involve cross-country comparisons, in order to identify causal mechanisms via which social and economic advantages are transmitted from one generation to another, reproducing and reinforcing inequalities in the society. The international team of researchers from France, Germany, Luxembourg, Sweden, and the US will be working in close co-operation to build extensive knowledge on the topic and equip policy-makers with potential options for policy interventions. The results of the project will be summarized in several PhD dissertations, published in academic and non-academic outlets, and disseminated via presentations at relevant events.

Keywords
Childhood circumstances, adulthood outcomes, life-course inequalities, intergenerational mobility, equality of opportunity, cross-country comparisons, causal mechanisms, redistributive policy
Financeur

ANR

Contact

Alain Trannoy (alain.trannoy[at]univ-amu.fr)

Dates

01 octobre 2018 - 31 mars 2023

Summary

In “Why are there still so many jobs?” David Autor maintains that economists tend to focus on technological substitutabilities rather than complementarities. For example, ATM machines have been argued to substitute for bank tellers thus destroying such middle-skill jobs. Yet, ATM machines also decreased the cost of managing a bank branch and therefore the number of branches rose, with consequences for the employment of bank tellers that could now focus on other customer-oriented services. Such complementarities appear in many aspects of economic activity and yet their implications have until now been under-studied. The aim of this project is to consider the impact of job complementarities in employment on various economic outcomes. The degree of complementarity between different categories of workers is a key dimension determining labour market outcomes. Moreover, these complementarities evolve over time. In a predominantly manufacturing economy, the key question was the interaction between capital and labour, but the move to a service economy has changed this and over the past 40 years a growing complementarity across different groups of workers has appeared. It is hence important to understand who works with whom (at the level of the firm, the city or the region) if we want to explain the labour market performance of different groups, notably of minorities.   Complementarities can arise at many levels, but we intend to focus on three features. The first concerns different skill groups. Complementarities may exist at the level of the firm since low-skill workers provide business services that increase the productivity of the skilled, or of the city as the personal service sector is low-skill intensive and hence these workers provide the amenities that attract the most productive individuals to urban centers. A second dimension of complementarity relates to the geographical origin of individuals. The small effect of immigration on local wages found in empirical studies can best be explained by the fact that the type of skills supplied by immigrants is a complement to the native skills, yet this hypothesis has not been fully tested on the data, particularly for middle- and low-income countries. Lastly, it is also possible to think of complementarities arising at the level of the household. Domestic services are also provided by those at the bottom of the skill distribution raising the question of whether the expansion of this sector has been a factor in the increase in high-skilled female labour force participation.  Our project will consider these different sources of complementarities to deepen our understanding of how they shape wage dispersion across different groups and will hence contribute to explaining the causes and consequences of inequality. A first research axis will allow us to understand how skill polarization affects labour market outcomes. Second, we will examine the interplay between migrants and natives attempting to assess how the former affect labour market outcomes of non-migrant co-workers. We will then turn to complementarities across skill groups within cities, while a fourth area of work will address complementarities within households. The project will have a major empirical component, but also make theoretical contributions, and will make extensive use of existing micro-datasets like the DADS for France, the BHPS of the UK, or the Chinese mini-Census. The analyses will allow us to assess how changing complementarities in production affect income gaps across skill groups, the relative position of migrants, gender inequality, and social mobility.   Our project fits into Défi 8: Sociétés innovantes, intégrantes et adaptatives, Axe 2 : Inégalités, discriminations, integration, radicalisation, and Axe 3: Mutations du travail et de l’emploi of the call for projects.

Résumé (anglais uniquement)

In “Why are there still so many jobs?” David Autor maintains that economists tend to focus on technological substitutabilities rather than complementarities. For example, ATM machines have been argued to substitute for bank tellers thus destroying such middle-skill jobs. Yet, ATM machines also decreased the cost of managing a bank branch and therefore the number of branches rose, with consequences for the employment of bank tellers that could now focus on other customer-oriented services. Such complementarities appear in many aspects of economic activity and yet their implications have until now been under-studied. The aim of this project is to consider the impact of job complementarities in employment on various economic outcomes. The degree of complementarity between different categories of workers is a key dimension determining labour market outcomes. Moreover, these complementarities evolve over time. In a predominantly manufacturing economy, the key question was the interaction between capital and labour, but the move to a service economy has changed this and over the past 40 years a growing complementarity across different groups of workers has appeared. It is hence important to understand who works with whom (at the level of the firm, the city or the region) if we want to explain the labour market performance of different groups, notably of minorities.   Complementarities can arise at many levels, but we intend to focus on three features. The first concerns different skill groups. Complementarities may exist at the level of the firm since low-skill workers provide business services that increase the productivity of the skilled, or of the city as the personal service sector is low-skill intensive and hence these workers provide the amenities that attract the most productive individuals to urban centers. A second dimension of complementarity relates to the geographical origin of individuals. The small effect of immigration on local wages found in empirical studies can best be explained by the fact that the type of skills supplied by immigrants is a complement to the native skills, yet this hypothesis has not been fully tested on the data, particularly for middle- and low-income countries. Lastly, it is also possible to think of complementarities arising at the level of the household. Domestic services are also provided by those at the bottom of the skill distribution raising the question of whether the expansion of this sector has been a factor in the increase in high-skilled female labour force participation.  Our project will consider these different sources of complementarities to deepen our understanding of how they shape wage dispersion across different groups and will hence contribute to explaining the causes and consequences of inequality. A first research axis will allow us to understand how skill polarization affects labour market outcomes. Second, we will examine the interplay between migrants and natives attempting to assess how the former affect labour market outcomes of non-migrant co-workers. We will then turn to complementarities across skill groups within cities, while a fourth area of work will address complementarities within households. The project will have a major empirical component, but also make theoretical contributions, and will make extensive use of existing micro-datasets like the DADS for France, the BHPS of the UK, or the Chinese mini-Census. The analyses will allow us to assess how changing complementarities in production affect income gaps across skill groups, the relative position of migrants, gender inequality, and social mobility.   Our project fits into Défi 8: Sociétés innovantes, intégrantes et adaptatives, Axe 2 : Inégalités, discriminations, integration, radicalisation, and Axe 3: Mutations du travail et de l’emploi of the call for projects.

Mots clés

inégalité, discrimination, migration, polarisation, genre, norme sociales

Financeur

ANR

Contact

Cecilia Garcia-Penalosa (cecilia.garcia-penalosa[at]univ-amu.fr)

Dates

01 janvier 2020 - 30 juin 2023

Summary

Concerns about inequality and questions of social justice and cohesion have re-entered the public arena and animate public debate, provoked by the well-documented recent rapid increases in crosssectional income inequality. While much has been learnt from the recent literature on inequality,Deaton's (2015) Nobel lecture outlines several imperatives that are key to understanding inequalities and formulating welfare-enhancing policies, i.e.:(i) differences in resources across individuals should be measured not only at specific points in time but also across the life course; (ii) direct economic measures of well-being should be developed in order to assess better socioeconomic outcomes; and (iii) data should be reconciled with lifecycle models to investigate the causal mechanisms behind socio-economic outcomes. Our research proposal is built on these imperatives, and brings together several coherently linked work packages (WPs) that focus,from a life-course perspective,on the causes of inequalities (income and wealth) and income fluctuations (income risk and mobility),their welfare and policy implications.Empirically, coherence is achieved by working with a common unique data source, the SOEP-RV (housed at team member DIW) which matches to the German Socio-Economic Panel (SOEP) exactly linked administrative records from the statutory German Pension system. These data are thus unique in their accurate recording of labour market events and income histories over the life-course during the active and retirement phase, while adding to administrative side the rich contextual data contained in SOEP available at individual and household-level. We also extend the traditional life-cycle perspective beyond the usual retirement data (labelled below the “extended life-cycle”). Our central research questions are: 1. How can the life-course dynamics of individual incomes be characterised? 2. How can we systematically evaluate the effects of negative events (unemployment or health shocks), or positive ones (job changes) on individual trajectories and well-being? 3. How can we construct comprehensive measures of economic inequality and mobility taking into account wealth, income and the uncertainty of future incomes? 4. Taking a comprehensive life course view, how can policy intervene effectively to combat inequality? What is the equity-efficiency trade-off? LINDY is organised as a set of four integrated WPs that address these questions, moving from descriptive and statistical work in WP1 to explanations using dynamic models in WP2 that seek to distinguish between events (e.g. bad health shock) and individual decisions given constraints. Having characterised the life-course dynamics, in WP3 we develop integrated measures of economic capacity that allow to measure inequality in a comprehensive way, going beyond the common focus on current-period incomes. WP4 synthesizes the results and puts forward policy measures to efficiently combat inequality.

Résumé (anglais uniquement)

Concerns about inequality and questions of social justice and cohesion have re-entered the public arena and animate public debate, provoked by the well-documented recent rapid increases in crosssectional income inequality. While much has been learnt from the recent literature on inequality,Deaton's (2015) Nobel lecture outlines several imperatives that are key to understanding inequalities and formulating welfare-enhancing policies, i.e.:(i) differences in resources across individuals should be measured not only at specific points in time but also across the life course; (ii) direct economic measures of well-being should be developed in order to assess better socioeconomic outcomes; and (iii) data should be reconciled with lifecycle models to investigate the causal mechanisms behind socio-economic outcomes. Our research proposal is built on these imperatives, and brings together several coherently linked work packages (WPs) that focus,from a life-course perspective,on the causes of inequalities (income and wealth) and income fluctuations (income risk and mobility),their welfare and policy implications.Empirically, coherence is achieved by working with a common unique data source, the SOEP-RV (housed at team member DIW) which matches to the German Socio-Economic Panel (SOEP) exactly linked administrative records from the statutory German Pension system. These data are thus unique in their accurate recording of labour market events and income histories over the life-course during the active and retirement phase, while adding to administrative side the rich contextual data contained in SOEP available at individual and household-level. We also extend the traditional life-cycle perspective beyond the usual retirement data (labelled below the “extended life-cycle”). Our central research questions are: 1. How can the life-course dynamics of individual incomes be characterised? 2. How can we systematically evaluate the effects of negative events (unemployment or health shocks), or positive ones (job changes) on individual trajectories and well-being? 3. How can we construct comprehensive measures of economic inequality and mobility taking into account wealth, income and the uncertainty of future incomes? 4. Taking a comprehensive life course view, how can policy intervene effectively to combat inequality? What is the equity-efficiency trade-off? LINDY is organised as a set of four integrated WPs that address these questions, moving from descriptive and statistical work in WP1 to explanations using dynamic models in WP2 that seek to distinguish between events (e.g. bad health shock) and individual decisions given constraints. Having characterised the life-course dynamics, in WP3 we develop integrated measures of economic capacity that allow to measure inequality in a comprehensive way, going beyond the common focus on current-period incomes. WP4 synthesizes the results and puts forward policy measures to efficiently combat inequality.

Keywords
Inequality, life cycle, wealth, income risks
Financeur

ANR

Contact

Emmanuel Flachaire (emmanuel.flachaire@univ-amu.fr)

Dates

01 octobre 2018 - 31 mars 2022

Résumé

Dans un environnement économique complexe, la gestion du risque est un aspect essentiel des décisions économiques, et affecte sensiblement le développement économique et les inégalités. La gestion du risque est façonnée par deux facteurs principaux : le niveau de protection en cas de chocs négatifs sur les revenus, et le niveau d’information disponible sur l’environnement économique. Les réseaux économiques et sociaux jouent un rôle déterminant dans les deux dimensions. En effet, les réseaux sont un vecteur essentiel de partage de risque entre familles dans les économies en développement ou entre institutions financières; en outre, les réseaux sont des canaux naturels de transmission d’information. Deux phénomènes majeurs récent, la mondialisation des échanges et l’explosion  des  technologies  numériques,  créent  plus  d’interdépendances  entre  les  agents
économiques, et renforcent ainsi les effets des réseaux. Comment ces changements affectent-ils l’impact des réseaux sur la gestion du risque, sur le développement économique et sur les inégalités ? Ce projet a pour but d’étudier l’impact des réseaux économiques et sociaux sur la gestion du risque, le développement économique et les inégalités. Nous utiliserons à la fois des investigations théoriques, expérimentales et empiriques pour étudier l’impact des réseaux sur la gestion du risque. Dans un premier ensemble de contributions, nous étudierons les réseaux comme vecteurs de partage de risque. L’accroissement des interdépendances entre agents économiques inhérent à la mondialisation rend cette question très actuelle. Nous explorerons les relations entre prise de risque et partage de risque tant au niveau individuel qu’au niveau des entreprises. Au niveau individuel, nous analyserons la tension entre les comportements de prise de risque et les règles de partage de risque optimales sur les réseaux, et nous examinerons l’interaction entre prise de risque et altruisme dans les réseaux sociaux. Au niveau de l’entreprise, nous explorerons les liens entre prise de risque et le risque systémique d’une part, et propagation des défauts d’autre part. Les secteurs productif et financier méritent tous deux investigations, et nous les traiterons séparément. Dans un second ensemble de contributions, nous étudierons les réseaux comme canaux de transmission d’information. Cette question doit amener une réflexion renouvelée car l’émergence récente des technologies numériques dans nos sociétés modernes modifie les ensembles d’information des agents de même que leurs perceptions sur le réseau. Nous étudierons la diffusion de l’information dans des contextes économiques variés. Nous établirons les liens entre opportunités économiques et transmission stratégique d’information dans les réseaux. Nous analyserons aussi la diffusion d’opinions ou de croyances, et nous explorerons comment les agents peuvent séparer les effets d’influence sociale des sources intrinsèques d’information transmises sur les réseaux. Nous explorerons enfin les questions de perception individuelle de l’information dans les réseaux. Les décisions individuelles étant souvent façonnées par des normes sociales et par des biais de perception, nous explorerons comment les réseaux affectent ces biais de perception, et nous étudierons comment l’information sur le réseaux affecte les décisions économiques. Ce projet se base sur la collaboration de membres de l’AMSE et d’autres universités, incluant des universités méditerranéennes et d’autres universités prestigieuses telles que Stanford, Kent, et les universités affiliées à PSE. L’équipe constituée pour ce projet a une longue expérience en économie des réseaux. Ce projet serait une occasion exceptionnelle de fédérer toutes ces forces, à la fois en France et dans d’autres pays.

Summary

In a complex economic environment, managing risk is a key aspect of economic decisions, and it has a huge impact on economic development and inequalities. Risk management is mould by two main factors: the level of protection in case of bad shocks, and the available information about the economic environment. Social and economic networks play a prominent role in both dimensions. Indeed, networks are channels for risk sharing between households in developing economies or between financial institutions; also, networks are conduits for information transmission. Two recent major phenomena, the globalization of exchanges and the explosion of numerical technologies, create more interdependencies between economic agents, and thus reinforce network effects. How do these changes affect the impact of networks on the management of risk, on economic development and on inequalities? This project aims at studying the impact of economic and social networks on risk management, economic development and inequalities. We will use theoretical, experimental and empirical investigations to study the impact of networks on risk management. In a first set of contributions, we will study networks as risk sharing devices. The increase of interdependencies between economic agents due to globalization makes this a current issue. We will explore the interplay between risk taking and risk sharing at both individual and firm level. At the individual level, we will analyze the tension between risk taking behaviors and optimal risk sharing rules on networks, and we will examine the relationship between risk taking and altruism in social networks.  At the firm level, we will explore how risk taking affects systemic risk and contagion of default. Both financial and production sectors deserve interest, and we will treat them separately. In a second set of contributions, we will study networks as information sharing devices. This is a hot topic because the recent surge of numerical technologies in our modern societies modifies the information sets of agents as well as their perceptions about the network. We will investigate the diffusion of information in various contexts. We will study how the existence of economic opportunities can lead to strategic information transmission in networks. We will also examine the diffusion of opinions or beliefs, and we will track how agents can uncouple social influence from accurate information transmitted on networks. We will also investigate the individual perception of information in networks. Agents’ decisions being often shaped by social norms and perception biases, we will explore how networks affect these perception biases, and we will study how information on the network structure affects economic decisions. This project relies extensively on the collaboration of different members of GREQAM and other universities, including Mediterranean universities and other prestigious ones such as Stanford, Kent, and universities affiliated to PSE. The team constituted for this project has a long experience in the economics of networks. This project would be an exceptional occasion to federate all these forces, both in France and in other countries.

Keywords
networks, risk management, information transmission, public policy
Financeur

ANR

Contact

Frédéric Deroïan (frederic.deroian[at]univ-amu.fr)

Dates

01 octobre 2019 - 31 mars 2024

Résumé

Ce projet de recherche mobilise les instruments de l’économie politique et de la théorie de la fiscalité optimale pour apporter un éclairage croisé sur le lien entre inégalités, migration et démocratie. Le volet 1 explorera les modalités de redistribution des richesses, avec un focus particulier sur la charge fiscale pesant sur les classes moyennes. Le volet 2 aura pour objectif d’estimer l’impact de l’évolution, à la fois réelle ou telle que relayée par les médias, du système socio-fiscal sur le vote d’extrême- droite. Cette analyse nous permettra d’éclairer la montée récente de l’extrême-droite chez les classes moyennes dans le monde occidental. Dans le premier volet, nous chercherons tout d’abord à mesurer l’évolution des inégalités de revenus avant et après redistribution en France depuis le début du XXème siècle et à quantifier l’ampleur de la redistribution opérée par les prélèvements obligatoires et la dépense publique sur longue période. Nous étudierons ensuite comment la fiscalité affecte le comportement des ménages français les plus riches à travers deux analyses complémentaires. La première étudiera comment la fiscalité influence la décision des plus hauts revenus de rester (ou non) sur le territoire national en fonction de leur niveau d’imposition. La seconde cherchera à estimer l’impact des modalités d’imposition des plus riches sur l’offre de travail ou le recours à l’optimisation fiscale de ces derniers. Nous pourrons sur cette base déterminer le sommet de la « courbe de Laffer » des ménages les plus riches, c’est-à-dire calculer le taux d’imposition le plus élevé qui ne conduit pas à une destruction de richesse pure et simple dont pâtirait l’ensemble de la population Des taux observés inférieurs à ces taux imputés témoigneraient de marges de redistributions inexploitées, et donc de réformes fiscales potentielles qui pourraient être mobilisées pour redistribuer une partie du fardeau fiscal des classes moyennes vers les plus aisées. De telles réformes, compatibles avec l’efficacité économique, renforceraient également l’équité du système socio-fiscal. La question qui se pose alors est celle de leur faisabilité politique. Nous explorerons cette question dans un cadre théorique novateur permettant d'introduire le processus de décision politique dans un modèle de redistribution optimale des richesses, tout en tenant compte des possibilités de nomadisme des citoyens. Dans le second volet, nous chercherons tout d’abord à mesurer l’effet de la fiscalité et de ses évolutions sur le vote d’extrême droite en France. Cette analyse permettra ensuite de mener une comparaison entre l’intensité des effets de la fiscalité sur le vote d’extrême-droite, d’une part, et l’impact estimé des déterminants socio-économiques mis en évidence dans la littérature, d’autre part, à savoir le chômage, l’exposition de la main d’œuvre peu qualifiée à la concurrence des pays à bas salaires, ou encore l’immigration. A l’aide d’un modèle structurel de vote, nous mènerons une analyse contrefactuelle ayant pour objectif de quantifier l’impact sur le vote d’extrême droite de réformes fiscales qui viseraient à redistribuer une partie du fardeau fiscal des classes moyennes vers les classes plus aisées. Nous analyserons ensuite le rôle des médias, à la fois traditionnels (presse écrite, radio et télévision) et sociaux (à l’image de Twitter) dans l’évolution du vote d’extrême droite. Plus particulièrement, nous estimerons l’effet de la couverture médiatique des pratiques d’évasion et d’optimisation fiscales observées au niveau individuel (i.e., opérés par des individus ou des entreprises) sur le vote d’extrême droite.

Summary

This project lies at the intersection of the political economy literature and the theory of optimal taxation. Its objective is to initiate an analysis on the links between inequalities, migration, and democracy. The first working package focuses on income redistribution, with an emphasis on middle classes. The second working package’s ambition is to estimate the impact of the tax and transfer system, and its media coverage, on far-right parties’ voting shares. This analysis will shed light on the determinants of the rising propensity of the middle class to vote in favor of these far-right parties. In the first working package, we first aim at measuring the evolution of pre-tax and post-tax income inequality and evaluating the redistributive impact of taxes and transfers on inequality in France since the beginning of the XXth century. We will then conduct two complementary analysis of behavioral responses to taxation among top income earners. The first study will analyze how taxation affects the decision of top income earners to emigrate. The second study will estimate how the design of income taxes may influence labor supply responses and/or the use of tax optimization strategies. Next, we will use the estimated behavioral responses to determine the top of the Laffer curve, that is, the rate of taxation at which tax revenue is maximized. Current top tax rates ranging below this estimated tax rate would suggest the existence of unexploited margins of redistribution, and therefore opportunities to implement tax reforms that would redistribute a part of the tax burden from the middle class to top- income earners. Such reforms, consistent with economic efficiency, would also improve the equity of the tax-and -transfer system. Finally, we turn our analysis into their political feasibility. We will explore this issue by providing theoretical foundations to the political process underlying redistributive policies in a context of international migration. In the second working package, we will first evaluate the effect of taxation and its evolution on the far-right vote in France. This quantitative analysis will allow us to compare the effect of taxation with that of other socio-economic determinants of the far-right vote identified by the literature, such as unemployment, exposure of low skill workers to import competition, or immigration. Using a structural model of vote, we will then conduct a counterfactual exercise allowing us to quantify the impact of tax reforms favoring the middle class on the far-right vote. We will finally analyze the role of media (traditional or social) on the evolution of the far-right vote. More precisely, we will estimate the effect of the media coverage of tax evasion or tax optimization strategies implemented by individuals or firms on the far-right vote. This project lies at the intersection of the political economy literature and the theory of optimal taxation. Its objective is to initiate an analysis on the links between inequalities, migration, and democracy. The first working package focuses on income redistribution, with an emphasis on middle classes. The second working package’s ambition is to estimate the impact of the tax and transfer system, and its media coverage, on far-right parties’ voting shares. This analysis will shed light on the determinants of the rising propensity of the middle class to vote in favor of these far-right parties. In the first working package, we first aim at measuring the evolution of pre-tax and post-tax income inequality and evaluating the redistributive impact of taxes and transfers on inequality in France since the beginning of the XXth century. We will then conduct two complementary analysis of behavioral responses to taxation among top income earners. The first study will analyze how taxation affects the decision of top income earners to emigrate. The second study will estimate how the design of income taxes may influence labor supply responses and/or the use of tax optimization strategies. Next, we will use the estimated behavioral responses to determine the top of the Laffer curve, that is, the rate of taxation at which tax revenue is maximized. Current top tax rates ranging below this estimated tax rate would suggest the existence of unexploited margins of redistribution, and therefore opportunities to implement tax reforms that would redistribute a part of the tax burden from the middle class to top- income earners. Such reforms, consistent with economic efficiency, would also improve the equity of the tax-and -transfer system. Finally, we turn our analysis into their political feasibility. We will explore this issue by providing theoretical foundations to the political process underlying redistributive policies in a context of international migration. In the second working package, we will first evaluate the effect of taxation and its evolution on the far-right vote in France. This quantitative analysis will allow us to compare the effect of taxation with that of other socio-economic determinants of the far-right vote identified by the literature, such as unemployment, exposure of low skill workers to import competition, or immigration. Using a structural model of vote, we will then conduct a counterfactual exercise allowing us to quantify the impact of tax reforms favoring the middle class on the far-right vote. We will finally analyze the role of media (traditional or social) on the evolution of the far-right vote. More precisely, we will estimate the effect of the media coverage of tax evasion or tax optimization strategies implemented by individuals or firms on the far-right vote.

Mots clés

inégalités ; migrations ; radicalisation ; fiscalité ; démocratie ; classes moyennes

Keywords
inequality, democracy, middleclasses
Financeur

ANR

Contact

Alain Trannoy

Dates

01 octobre 2017 - 31 mars 2022

Résumé

Le projet est centré sur l’étude de la qualité de l’information disponible sur internet. Il s’articule autour de deux axes : l’obsolescence et la manipulation de l’information. Les nouvelles technologies de communication ont permis l’émergence d’intermédiaires facilitant le recueil et la diffusion d’informations utiles aux deux côtés du marché. On peut cependant questionner l’efficacité de cette information dans la mesure où sa production engendre des externalités négatives : les employeurs sont peu incités à détruire les offres d’emplois pourvues et les hôteliers ou restaurateurs peuvent avoir intérêt à manipuler les notes ou commentaires laissés sur leur profil ou sur ceux de leurs concurrents. Nous souhaitons mesurer l’ampleur de ces externalités en combinant méthodes de web scraping permettant le recueil à grande échelle de données sur internet et modèles structurels des comportements des acteurs présents sur les différents sites.
D’une part, nous allons constituer un panel d’annonces à partir des sites américains de Craigslist, Monster et Indeed et du site français de Pôle Emploi. Nous estimerons des taux de mortalité et des taux de renouvellement des annonces par âge. Ces taux seront ensuite intégrées aux modèles structurels pour en déduire la proportion de postes fantômes, la distribution des efforts de recherche par âge des annonces, la distribution des âges de renouvellement des annonces et l’impact des informations obsolètes sur le chômage et l’efficacité du processus d’appariement. D’autre part, nous allons récupérer les évaluations d’un grand nombre d’hôtels et de restaurants à partir des sites TripAdvisor, Expedia, Booking, TheFork et OpenTable. Nous confronterons la distribution empirique des évaluations à des distributions contrefactuelles théoriques pour détecter les comportements de manipulation. Nous monterons ensuite comment le contexte concurrentiel local affecte ces comportements. Nous mettrons l’accent sur les guerres de manipulation entre offreurs sur ce type de site. Les différents travaux tiendront compte de la sélection des couples de consommateurs et de producteurs dans le processus de formation des évaluations.
 

Summary

The project focuses on the quality of information on digital marketplaces and other web platforms. It is composed of two axes: information obsolescence and information manipulation. New technologies of communication have facilitated the emergence of two-sided markets where platforms collect and diffuse information about market participants. We question information efficiency in light of two negative externalities: employers have little incentive to withdraw ads for already filled jobs and hotels and restaurants can manipulate customers' evaluations. We plan to measure the magnitude of these externalities. We will combine web scraping methods to obtain data from various websites with structural models of agents’ behaviors and their interactions.
On the one hand we will build a panel dataset of ads from three US job boards - Craigslist, Monster and Indeed - and the French website of Pôle Emploi. We will estimate the mortality rate and renewal rate of job listings by listing age. These hazard rates will be introduced in structural models to compute phantom job proportions, the distribution of applications by listing age, the distribution of listing renewal age and the overall impact of obsolete information on unemployment and matching efficiency. On the other hand, we will use the evaluations received by a large number of hotels and restaurants on TripAdvisor, Expedia, Booking, TheFork and OpenTable. We will confront the empirical distribution of evaluations of each hotel or restaurant with theory-grounded counterfactual distributions. This will allow us to detect information manipulation behaviors. We will show how the local intensity of competition affects manipulation. We will also highlight wars of information manipulation. The research will pay attention to the sorting of consumers and producers in the evaluation-making process.

Mots clés

économie de l'information, web scraping, modèles structurels, extraction de signal, postes vacants fantômes, frictions d'appariement

Financeur

ANR

Contact

Bruno Decreuse (bruno.decreuse[at]univ-amu.fr)

Dates

01 octobre 2016 - 30 juin 2022

Summary

While a greater  Gdp  per capita  has often been assimilated  with  higher  society welfare in the  past, following the persuasive arguments of A.K. Sen (Commodities and Capabilities,  North-Holland, Am- sterdam, 1985), it is now widely accepted  among the economic profession that a person’s well-being comprises  many  other  dimensions  than  income.   The  need  for a more  comprehensive  approach to well-being has  been  reiterated by the  Stiglitz-Sen-Fitoussi Commission that  further  recommended that the  distribution among  the  citizens of well-being and  of its different components  is taken  into account  in the  computation of social welfare.   The  recognition  of the  multidimensional nature  of well-being has given rise to distinct  approaches  among which the construction of dashboard indices and  composite  measures  has  played  a prominent  role.   Focusing  on each  dimension  of well-being in isolation,  the  dashboard approach fails to  provide  an overall  view of the  society’s performance. The  Human  Development  Index  (Hdi) of the  United  Nations,  that incorporates the  three  essential dimensions  of a person’s well-being (namely,  income, health  and  education), is a follow-up of Sen’s ideas.  More recently,  the Better  Life Index  (Bli) of the Oecd has extended  the scope of the Hdi  by introducing eight dimensions  in addition  to those used in its computation.

While they represent notable  advances  in the measurement of the overall performance  of the society and,  beyond  that, of the  well-being of its  members,  both  the  Hdi  and  the  Bli are  not  exempt  of deficiencies. The Hdi  and the Bli are aggregate  indices and,  as such, they  do not care much of the distribution among the population of the different attributes that contribute to a person’s well-being, not to speak of the distribution of well-being in the society.  By combining aggregates  – one for each attribute – without  paying  attention to  the  possible associations  between  the  different  dimensions of well-being,  the  Hdi  and  the  Bli leave aside  important determinants of a society’s welfare like the  exposure  and  vulnerability of the  individuals  to various  sorts  of risks.  Finally,  by transforming heterogenous  data  into  distributions of scores for each  attribute and  applying  to  them  standard measures,  the Hdi  and the Bli neglect the fact that the prime data  are of different nature, ranging from cardinally-measurable attributes  (like income)  to  variables  involving  ordered  categories  (like health  status).

Building  on the  fiction  of the  paternalistic ethical  observer,  we propose  to  construct measures  of socio-economic performance  and  well-being that acknowledge  the  multidimensional nature  of well- being,  pay  due  attention to  the  distribution and  interaction between  the  attributes, and  take  full account of the measurability nature  of the attributes. These measures  will make one able to provide answers  to  questions  of interest for the  policy-maker  and  the  general  public  like the  following:  (i) Can we correctly  claim that our health  system guarantees equal access to medical care whatever  the circumstances of the  individuals?   Is a move in direction  to the  British  health  care system  likely to reduce  the  inequalities  of health  statuses among  the  population?  (ii)  Does the  poor  performance on average of French  students at the PISA tests  go along with high inequalities  in the distributions of the  scores suggesting  that the  French  educational system  might be doubly  inefficient?  To which extent inequalities - provided that there is evidence of such inequalities  - in reading, mathematics and problem solving are related  to the socio-economic characteristics of the parents and more generally to their origins?  (iii) Is ex-post redistribution by means of progressive tax-benefit systems more effective in reducing the long run income inequalities than  an ex-ante redistributive policy that would tax more heavily the intergenerational transmission of wealth?

Résumé (anglais uniquement)

While a greater  Gdp  per capita  has often been assimilated  with  higher  society welfare in the  past, following the persuasive arguments of A.K. Sen (Commodities and Capabilities,  North-Holland, Am- sterdam, 1985), it is now widely accepted  among the economic profession that a person’s well-being comprises  many  other  dimensions  than  income.   The  need  for a more  comprehensive  approach to well-being has  been  reiterated by the  Stiglitz-Sen-Fitoussi Commission that  further  recommended that the  distribution among  the  citizens of well-being and  of its different components  is taken  into account  in the  computation of social welfare.   The  recognition  of the  multidimensional nature  of well-being has given rise to distinct  approaches  among which the construction of dashboard indices and  composite  measures  has  played  a prominent  role.   Focusing  on each  dimension  of well-being in isolation,  the  dashboard approach fails to  provide  an overall  view of the  society’s performance. The  Human  Development  Index  (Hdi) of the  United  Nations,  that incorporates the  three  essential dimensions  of a person’s well-being (namely,  income, health  and  education), is a follow-up of Sen’s ideas.  More recently,  the Better  Life Index  (Bli) of the Oecd has extended  the scope of the Hdi  by introducing eight dimensions  in addition  to those used in its computation.

While they represent notable  advances  in the measurement of the overall performance  of the society and,  beyond  that, of the  well-being of its  members,  both  the  Hdi  and  the  Bli are  not  exempt  of deficiencies. The Hdi  and the Bli are aggregate  indices and,  as such, they  do not care much of the distribution among the population of the different attributes that contribute to a person’s well-being, not to speak of the distribution of well-being in the society.  By combining aggregates  – one for each attribute – without  paying  attention to  the  possible associations  between  the  different  dimensions of well-being,  the  Hdi  and  the  Bli leave aside  important determinants of a society’s welfare like the  exposure  and  vulnerability of the  individuals  to various  sorts  of risks.  Finally,  by transforming heterogenous  data  into  distributions of scores for each  attribute and  applying  to  them  standard measures,  the Hdi  and the Bli neglect the fact that the prime data  are of different nature, ranging from cardinally-measurable attributes  (like income)  to  variables  involving  ordered  categories  (like health  status).

Building  on the  fiction  of the  paternalistic ethical  observer,  we propose  to  construct measures  of socio-economic performance  and  well-being that acknowledge  the  multidimensional nature  of well- being,  pay  due  attention to  the  distribution and  interaction between  the  attributes, and  take  full account of the measurability nature  of the attributes. These measures  will make one able to provide answers  to  questions  of interest for the  policy-maker  and  the  general  public  like the  following:  (i) Can we correctly  claim that our health  system guarantees equal access to medical care whatever  the circumstances of the  individuals?   Is a move in direction  to the  British  health  care system  likely to reduce  the  inequalities  of health  statuses among  the  population?  (ii)  Does the  poor  performance on average of French  students at the PISA tests  go along with high inequalities  in the distributions of the  scores suggesting  that the  French  educational system  might be doubly  inefficient?  To which extent inequalities - provided that there is evidence of such inequalities  - in reading, mathematics and problem solving are related  to the socio-economic characteristics of the parents and more generally to their origins?  (iii) Is ex-post redistribution by means of progressive tax-benefit systems more effective in reducing the long run income inequalities than  an ex-ante redistributive policy that would tax more heavily the intergenerational transmission of wealth?

Keywords
multidimensional inequalities, ordinal inequalities, distribution of individual well-being, dominance criteria
Financeur

ANR

Contact

Nicolas Gravel (nicolas.gravel[at]univ-amu.fr)

Dates

01 janvier 2020 - 31 décembre 2022

Résumé

"Selon des projections récentes, l’offre de soins libérale pourrait diminuer de 30 % jusqu’en 2027, étendant ainsi les poches de sous-densité médicale à des portions relativement larges du territoire français. Le projet s’intéresse aux différentes formes d’adaptations que les médecins généralistes de ville mettent en œuvre lorsque, sur leur territoire, ils sont confrontés à la raréfaction de leurs confrères.

Objectifs

Une des questions centrales sera d’estimer les risques de « mal-adaptation », pour lesquels la trajectoire d’ajustement choisie par le médecin s’avère socialement sous-optimale, pour lui-même, pour ses patients, et pour la population de sa zone d’exercice. Une autre question importante traitée par la recherche sera d’étudier une forme d’adaptation particulière, promue par les pouvoirs publics : celle du regroupement en maison de santé et notamment sa forme pluri-professionnelle.

Méthodes

La constitution d’un matériel empirique original sera permise par la collaboration entre Aix-Marseille-Sciences Economiques, l’IRDES, l’Observatoire Régional de la Santé PACA et le ministère de la santé (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques – DREES). Nous partirons d’une base de données constituées d’enquêtes répétées auprès d’un échantillon représentatif de médecins généralistes ; nous ajouterons des données appariées à ces médecins, notamment ‘écologiques’ (repérées sur leur situation géographique), mais aussi sur leurs pratiques de soins/prescription (appariement SNIIRAM). a) La qualification de la raréfaction de l’offre de soins sera abordée de manière transversale à partir des zones sous-dotées définies en 2017 et de manière longitudinale à partir des tendances d’évolution de la densité de médecins généralistes libéraux depuis 2004. Ces éléments de contexte viendront enrichir avec d’autres indicateurs géographiques (réseaux, infrastructure locales, etc.) les données disponibles sur les médecins du panel pour qualifier leur territoire d’exercice, y compris de façon “dynamique”. b) Les indicateurs de pratique seront construits à partir des données du SNDS (SNIIRAM), pour enrichir les informations recueillies dans le panel. Le choix et la construction d’indicateurs de qualité s'appuieront sur différents travaux (IRDES, ORS PACA) et documents de référence (ex: liste ACSC, liste Stop&start) Enfin, une approche par entretiens qualitatifs, sera conduite par l’ORS PACA auprès de MG exerçant dans des zones dites sous-denses, en MSP ou non pour confronter les indicateurs objectifs et leurs perceptions. Nous proposerons d’abord des études des cas de sous-densité médicale déjà observés en nous focalisant sur leurs associations possibles avec les comportements d’offre de travail des médecins (y compris le choix de l’installation et du maintien), avec des stratégies de réorganisation des cabinets, ou avec des pratiques médicales spécifiques impactant la qualité des soins offerts aux patients (en dépassant les indicateurs de la ROSP). Les questions de facteurs confondants et “d’endogénéité” de l’installation des médecins seront traitées. Nous nous intéresserons ensuite aux dispositifs d’accompagnement, généralement mis en place par les pouvoirs publics. L’enjeu de cette partie sera de proposer des éléments d’appréciation des stratégies d’adaptation, par exemple le regroupement en MSP. Nous recourrons le plus souvent à des analyses économétriques (design quasi expérimental, avec prise en compte des problèmes d’autosélection dans les programmes). Mais une approche qualitative sera aussi proposée.

Perspectives

L’approche proposée devrait renouveler les méthodes, et les connaissances, notamment parce qu’elle introduit des aspects dynamiques et qualitatifs (problématique du « maintien », plutôt que de l’installation ; effet sur (l’évolution de) la qualité des pratiques ; création d’indicateurs de suivi longitudinal des raréfactions et de l’adaptation des médecins). Optimiser le processus d’adaptation à la raréfaction de la ressource médicale est d’ores et déjà inscrit à l’agenda des politiques publiques ; notre approche devrait donc être directement utile pour le décideur (national et régional). Des partenariats sont déjà construits en PACA avec l’ARS et l’URPS et destinés à faire interagir nos travaux de recherche avec la décision publique territoriale."

Financeur

Institut de Recherche en Santé Publique

Contact

Bruno Ventelou (bruno.ventelou@univ-amu.fr)

Dates

01 octobre 2017 - 31 mars 2022

Summary

The radical events  events in Middle East and North Africa (MENA) and migration flows to Europe in recent years structurally affected social and economic life in those countries. They have also fueled a political debate about the roots and effects of violence and radicalization in the Mediterranean region. Further, this topic has gained attention following the 9/11 attacks and the series of violent terrorist incidents perpetrated by Islamic State and al Qaida activists in Europe. 
This project refers to “DEFI 9, Axe 3” that surveys the freedom and global security of Europe and its citizens and residents. The project’s purpose is to enhance and accumulate new knowledge against terrorism and radicalization originated from MENA countries to suggest specific policies reducing violence. Specifically, we will investigate the functioning of terrorist or violent organizations, the factors of citizen mobilization, the role of new cyber technologies and national government policies in these processes. A special attention will be devoted to the Middle East and North Africa (MENA) region, on which our team has already accumulated a substantial experience, a network for collaborations and a precise knowledge of the relevant data thanks to the TMENA 2014-2016 project funded by the ‘Initiative of Excellence’ of the French government (http://christophemuller.net/tmena/). This project differs from typical research on violence in MENA in that it will focus on the repercussions of MENA events in terms of violence against European residents. 
The challenges are not only methodological, like data availability or the use of advanced econometrics techniques, but also theoretical, as the literature does not provide any comprehensive framework on these issues¸ especially, on the link between government policies and political mobilization and violence (Abadie 2004). Although there are many studies on terrorism based on the available data (Attributes of Terrorist Events, the RAND Database of Worldwide Terrorism Incidents and the Global Terrorism Database), they suffer from rudimentary theory, disconnection of the theoretical analysis and empirical evidence and weak econometric methodology. Moreover, a broad literature on political violence has produced empirically controversial findings (LaFree and Freilich 2012, Besley and Persson 2011, Dal Bo and Dal Bo 2011, Alesina et al. 2016, Blattman and Miguel, 2010). The internal organization of terrorist groups has not been understood (Carter, 2015). The determinants of participation in violence at the individual level have been relatively unexplored (e.g. Humphreys and Weinstein, 2008), with the puzzle of inefficient free riding still unclear. Moreover, little is known about the respective roles played by social networks and the spread of ideas through internet (Enikolopov, Petrova and Makarin, 2016). Finally, the questions related to the links between government policies and civil unrest need more investigation, especially those concerning social exclusion of certain groups and redistribution policies. 
The literature has attributed a special attention to the MENA region, which is characterized by monarchical and autocratic legacies as well as violent political transformations in recent years, followed by refugee crises and a rising threat of terrorist attacks in France and Europe (Egorov and Sonin 2011, Besley and Persson 2011). Further, the region experiences an increasing influence of new cyber technologies in mobilizing citizens for protests, facilitating collective actions and functioning of terrorist and radical groups (Acemoglu, Hassan, and Tahoun, 2014; Steinert-Threlkeld, Mocanu, Vespignanni and Fowler, 2015). 
We intend to fill these gaps in the literature by exploring the circumstances conducive to violence, and related to the strategic interaction between government and terrorist organizations, on the one hand, and government policies and new aspirations of the populations, on the other hand. First, we want to address these issues by determining the factors that cause the emergence and sustainability of terrorist organizations from both macro and micro perspectives (Gaibulloev and Sandler 2014, Blomberg et al., 2010). Although many attacks may appear to be led by independent individuals, they are also influenced, at least ideologically, by the strategies of political organizations. The understanding of the internal functioning of the political organizations that use violence as a tactic is an important ingredient for establishing policies against terrorism. A particular strand of research will be based on the Minorities at Risk Organizational Behaviour database that presents violent and non-violent strategies of 112 militant organizations over more than 20 years in MENA. We will determine what the interaction of these organizations is with national governments and local leaders and whether the reciprocity of violence is an equilibrium result or the consequence of provocation or other types of tactics. 
Second, we intend to investigate the role played by social media and new cyber technologies like Twitter and Facebook in the occurrence and intensity of protests and terrorist attacks in the MENA countries. This direction of research is associated with additional risks of data availability. However, we will use jointly geo-localized data on both radical events and internet communications, which should mitigate these issues. This strategy will also allow us to examine how actors from Europe and other countries are involved in these activities. We will then be able to assess the risks of spreading violence in neighboring countries and Europe. In particular we will explore the patterns of communication between individuals across Europe and the Mediterranean regions. 
Third, we will accumulate knowledge and present evidence on how governments may reduce violence and limit the activities of terrorist organizations at local, national and global levels. We will design a theoretical model of the interactions between government and terrorist organizations and test it using data accounting for internet activities. 
Finally, we will examine how civic unrest, guerrilla and riots are interlinked with government social and redistributive policies, using State-of-the-Art econometric techniques for Big Data (Chernozhukov et al. 2016, Manacorda 2011). We aim at gaining a better understanding of how strategic equilibria between government and violent movements can be embodied in actual policies. Even if governments in these countries are supposed to provide benevolent social policies, their decisions often respond rather to selfish political motives (Loewe 2014) and can sometimes indirectly foster people to leave their home countries or participate in terrorist and violent activities. It is equally interesting to investigate why certain types of policies are more frequent in this region (e.g., public works, food subsidies), but also whether and how they are driven by political motives to reduce social unrest and political instability. 
Methodologically, we will follow a structural approach coordinating theoretical modeling and empirical estimation and test of the model predictions. To analyze the relationship between terrorist or violent organizations and government policies, we will develop suitable theoretical models, like dynamic non-cooperative games; for example for repression-violence cycles (Rosella et al, 2014). This will enable us to address the question of the efficiency of the militant action, in terms of favors, transfers of rents and policy changes. Along with our empirical research, we will also produce new methodological improvements, both in terms of causality and instrumentation strategies, and new spatial panel econometrics estimators. We will address the dearth of data in the MENA and other low and middle income countries. For this, we will merge data from different sources previously not combined, and second, we will exploit new numeric technologies to gather original data at local and individual levels. Using together geo-localized data, country census and individual survey data should avail us new statistical strategies in spatial econometric analysis (Lee and Yu 2010, Kelejian and Prucha 2010).

Résumé (anglais uniquement)

The radical events  events in Middle East and North Africa (MENA) and migration flows to Europe in recent years structurally affected social and economic life in those countries. They have also fueled a political debate about the roots and effects of violence and radicalization in the Mediterranean region. Further, this topic has gained attention following the 9/11 attacks and the series of violent terrorist incidents perpetrated by Islamic State and al Qaida activists in Europe. 
This project refers to “DEFI 9, Axe 3” that surveys the freedom and global security of Europe and its citizens and residents. The project’s purpose is to enhance and accumulate new knowledge against terrorism and radicalization originated from MENA countries to suggest specific policies reducing violence. Specifically, we will investigate the functioning of terrorist or violent organizations, the factors of citizen mobilization, the role of new cyber technologies and national government policies in these processes. A special attention will be devoted to the Middle East and North Africa (MENA) region, on which our team has already accumulated a substantial experience, a network for collaborations and a precise knowledge of the relevant data thanks to the TMENA 2014-2016 project funded by the ‘Initiative of Excellence’ of the French government (http://christophemuller.net/tmena/). This project differs from typical research on violence in MENA in that it will focus on the repercussions of MENA events in terms of violence against European residents. 
The challenges are not only methodological, like data availability or the use of advanced econometrics techniques, but also theoretical, as the literature does not provide any comprehensive framework on these issues¸ especially, on the link between government policies and political mobilization and violence (Abadie 2004). Although there are many studies on terrorism based on the available data (Attributes of Terrorist Events, the RAND Database of Worldwide Terrorism Incidents and the Global Terrorism Database), they suffer from rudimentary theory, disconnection of the theoretical analysis and empirical evidence and weak econometric methodology. Moreover, a broad literature on political violence has produced empirically controversial findings (LaFree and Freilich 2012, Besley and Persson 2011, Dal Bo and Dal Bo 2011, Alesina et al. 2016, Blattman and Miguel, 2010). The internal organization of terrorist groups has not been understood (Carter, 2015). The determinants of participation in violence at the individual level have been relatively unexplored (e.g. Humphreys and Weinstein, 2008), with the puzzle of inefficient free riding still unclear. Moreover, little is known about the respective roles played by social networks and the spread of ideas through internet (Enikolopov, Petrova and Makarin, 2016). Finally, the questions related to the links between government policies and civil unrest need more investigation, especially those concerning social exclusion of certain groups and redistribution policies. 
The literature has attributed a special attention to the MENA region, which is characterized by monarchical and autocratic legacies as well as violent political transformations in recent years, followed by refugee crises and a rising threat of terrorist attacks in France and Europe (Egorov and Sonin 2011, Besley and Persson 2011). Further, the region experiences an increasing influence of new cyber technologies in mobilizing citizens for protests, facilitating collective actions and functioning of terrorist and radical groups (Acemoglu, Hassan, and Tahoun, 2014; Steinert-Threlkeld, Mocanu, Vespignanni and Fowler, 2015). 
We intend to fill these gaps in the literature by exploring the circumstances conducive to violence, and related to the strategic interaction between government and terrorist organizations, on the one hand, and government policies and new aspirations of the populations, on the other hand. First, we want to address these issues by determining the factors that cause the emergence and sustainability of terrorist organizations from both macro and micro perspectives (Gaibulloev and Sandler 2014, Blomberg et al., 2010). Although many attacks may appear to be led by independent individuals, they are also influenced, at least ideologically, by the strategies of political organizations. The understanding of the internal functioning of the political organizations that use violence as a tactic is an important ingredient for establishing policies against terrorism. A particular strand of research will be based on the Minorities at Risk Organizational Behaviour database that presents violent and non-violent strategies of 112 militant organizations over more than 20 years in MENA. We will determine what the interaction of these organizations is with national governments and local leaders and whether the reciprocity of violence is an equilibrium result or the consequence of provocation or other types of tactics. 
Second, we intend to investigate the role played by social media and new cyber technologies like Twitter and Facebook in the occurrence and intensity of protests and terrorist attacks in the MENA countries. This direction of research is associated with additional risks of data availability. However, we will use jointly geo-localized data on both radical events and internet communications, which should mitigate these issues. This strategy will also allow us to examine how actors from Europe and other countries are involved in these activities. We will then be able to assess the risks of spreading violence in neighboring countries and Europe. In particular we will explore the patterns of communication between individuals across Europe and the Mediterranean regions. 
Third, we will accumulate knowledge and present evidence on how governments may reduce violence and limit the activities of terrorist organizations at local, national and global levels. We will design a theoretical model of the interactions between government and terrorist organizations and test it using data accounting for internet activities. 
Finally, we will examine how civic unrest, guerrilla and riots are interlinked with government social and redistributive policies, using State-of-the-Art econometric techniques for Big Data (Chernozhukov et al. 2016, Manacorda 2011). We aim at gaining a better understanding of how strategic equilibria between government and violent movements can be embodied in actual policies. Even if governments in these countries are supposed to provide benevolent social policies, their decisions often respond rather to selfish political motives (Loewe 2014) and can sometimes indirectly foster people to leave their home countries or participate in terrorist and violent activities. It is equally interesting to investigate why certain types of policies are more frequent in this region (e.g., public works, food subsidies), but also whether and how they are driven by political motives to reduce social unrest and political instability. 
Methodologically, we will follow a structural approach coordinating theoretical modeling and empirical estimation and test of the model predictions. To analyze the relationship between terrorist or violent organizations and government policies, we will develop suitable theoretical models, like dynamic non-cooperative games; for example for repression-violence cycles (Rosella et al, 2014). This will enable us to address the question of the efficiency of the militant action, in terms of favors, transfers of rents and policy changes. Along with our empirical research, we will also produce new methodological improvements, both in terms of causality and instrumentation strategies, and new spatial panel econometrics estimators. We will address the dearth of data in the MENA and other low and middle income countries. For this, we will merge data from different sources previously not combined, and second, we will exploit new numeric technologies to gather original data at local and individual levels. Using together geo-localized data, country census and individual survey data should avail us new statistical strategies in spatial econometric analysis (Lee and Yu 2010, Kelejian and Prucha 2010).

Mots clés

Terrorisme, radicalisation, politique gouvernementale, Proche-Orient et Afrique du Nord.

Financeur

ANR

Contact

Christophe Muller (christophe.muller[at]univ-amu.fr)