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La plupart des informations présentées ci-dessous ont été récupérées via RePEc avec l'aimable autorisation de Christian Zimmermann
Les biens communs et l’enseignement social de l’EgliseBook chapterHervé Magnouloux, In: La propriété à la lumière de la doctrine sociale de l'Église, 2022-01-19, pp. 77-92, Téqui, 2022

Ce texte tente de dresser un état des lieux entre les similitudes que présente l’analyse économique des communs d’Elinor Ostrom et la doctrine sociale de l’Eglise (DSE), telle qu’elle s’exprime dans le Compendium et dans les encycliques du Pape François. La destination universelle des biens, avec pour objectif la satisfaction des besoins de l’humanité, est un des principes de la DSE. La réponse économique passe par la production de biens et services privés ou publics. Ostrom enrichit ces réponses à la destination universelle des biens en développant une troisième possibilité, la production par la coopération pour les communs. Par ailleurs, les travaux d’Elinor Ostrom confirment deux principes de la DSE, la participation et la subsidiarité. L’histoire économique montre que la gestion pérenne des communs passe par la participation de tous les agents concernés, participation qui se manifeste dans les décisions collectives et dans le contrôle. Cette participation stimule la qualité et la circulation de l’information, une qualité de la société que souligne l’encyclique Fratelli Tutti. Quant à l’organisation polycentrique qu’Ostrom étudie dans la gestion des nappes d’eau souterraines en Californie au XXème siècle, c’est une mise en valeur du principe de subsidiarité. Cette confrontation fait néanmoins naître des questions, en particulier sur la solidarité qui repose sur le souci du bien commun pour la DSE. Pour Elinor Ostrom, la solidarité repose sur l’intérêt personnel ou du groupe sur la longue période. Ostrom reste dans la logique de la rationalité économique, une vision commune du bien de l’humanité n’est pas nécessaire pour qu’une solidarité se manifeste. Malgré les interrogations qu’elle soulève, la convergence entre l’approche positive des communs et l’approche normative de la DSE est remarquable dans l’histoire de la connaissance.

The French school of proximity – Genesis and evolution of a school of thoughtBook chapterJean-Benoît Zimmermann, André Torre et Michel Grossetti, In: Handbook of Proximity Relations, A. Torre et D. Galaud (Eds.), 2022-01-18, pp. 49-69, 2022

In this chapter, we revisit the origins and genesis of the french school of proximity and its evolution trough time, in order to better understand how and why the small group of researchers who were the driving force of this new way of thinking were quickly able to get a real legitimacy and effective recognition. First of all, it was clear that the role of space in economic dynamics was too often the subject of confusion and abusive assertions. Asking this question in terms of coordination made it possible to consider non-spatial factors in the analysis. The notion of proximity as a polysemic concept therefore opened the way to understanding how space matters or not, together with these other factors thus a renewed approach of questions related to space and territories. But, even starting from issues of economic nature, such an approach could not remain limited to its economic dimension, the questions of coordination involving social individuals, located in geographical space but also embedded in bundles of relationships and in institutions. Thus, it had to broaden very quickly to other disciplines in social sciences which largely contributed to consolidate the bases of what became a multidisciplinary approach and to develop theoretical as well as empirical tools.