Sectorisation et ségrégation urbaine à Marseille

Presse / expertise
L’économiste Alain Trannoy et la militante associative Fatima Orsatelli analysent, dans une tribune au « Monde », le lien entre le système électoral propre à Marseille et la difficulté de définir une politique municipale à l’échelle de toute la ville.
11 juin 2019

 

 

Dans une tribune de presse publiée dans Le Monde (LeMonde.fr) du 6 juin 2019, Alain Trannoy (EHESS, AMSE) et Fatima Orsatelli, militante associative marseillaise, s'inquiètent de la situation de la cité coupée en deux entre, d'un côté, les quartiers sud et de l'autre les quartiers nords, révélant une réelle fracture urbaine, sociale et politique:  "Le drame du 5 novembre 2018 de la rue d’Aubagne à Marseille, où huit personnes ont trouvé la mort à la suite de l’effondrement d’un immeuble vétuste, a révélé au grand jour l’acuité des problèmes dont souffre la cité phocéenne : l’insalubrité du parc dans l’ancien figure en bonne place, mais en arrière-plan, Marseille affiche un taux de pauvreté de 23 %, soit près de 8 points de plus que la moyenne nationale, 7 de plus que Lyon et Paris. Une ségrégation urbaine unique pour une grande ville, des écoles publiques dans un état de dégradation inconnue ailleurs, alors même que les touristes se pressent au Mucem et les croisiéristes fréquentent des centres commerciaux flambant neufs."

Lire la tribune

© Photo Karmel80 on Creative Commons License CC BY-NC 2.0

Articles précédents

  • Dialogues économiques

L’échelle sociale pour répondre aux inégalités

Au-delà de la lutte contre les inégalités de revenu, certains focalisent leurs efforts sur l’égalité des chances afin de donner à tous les mêmes opportunités et permettre aux plus démunis de sortir de la pauvreté. C’est la mobilité sociale qui offre à chacun la possibilité de gravir les échelons. Les économistes F. Cowell et E. Flachaire proposent un indicateur de mobilité qui donne un nouvel aperçu des mesures sur les inégalités.
19 juin 2019
  • Dialogues économiques

Les mères, gages du bonheur ?

L’expression « être mère de tous les maux » prend-elle tout son sens ? D’après l’ouvrage : The origins of happiness, co-écrit par Andrew Clark, Sarah Flèche, Richard Layard, Nattavudh Powdthavee et George Ward, le bonheur des enfants est fortement lié à la santé psychologique de la mère. Le mal-être traverse ainsi les générations et les séquelles s’en ressentent parfois jusqu’à l’âge adulte. Plaidant pour le bien-être citoyen, les auteurs préconisent de prévenir les dépressions dès le plus jeune âge.
05 juin 2019
  • Dialogues économiques

L'économie dévoile les clefs du bonheur

Produire du bien-être plus que de la richesse, n’est-ce pas le but ultime de tout gouvernement ? À l’heure où la dépression ne cesse d’augmenter dans les pays développés, un changement de paradigme est à poindre. Pour suivre cet objectif, il faut se pencher sur les déterminants du bien-être. C’est ce que Andrew Clark, Sarah Fleche, Richard Layard, Nattavudh Powdthavee et George Ward ont fait à travers le livre « The Origins of Happiness ». Au-delà de l’argent, c’est la santé mentale qui prévaut pour l’atteindre.
08 mai 2019