Aller au contenu principal
10 MARS 2019
Le pacte proposé par dix-neuf ONG, organisations et syndicats mardi 5 mars afin de « faire face à l’urgence sociale et économique » fait état de 66 propositions. Parmi ces dernières, nombreuses sont celles qui concernent la place du salarié dans l’entreprise et la nécessité d’une réforme en profondeur de cette dernière. Une tribune de Patrick Pintus dans The Conversation.

La mobilisation des entreprises a été, à la demande d’Emmanuel Macron, l’un des éléments de réponse du gouvernement face au mouvement de contestation en France incarné par les « gilets jaunes ».

Mais les pistes de réflexion les plus commentées se cantonnent pour l’essentiel à la fiscalité. On évoque ainsi le retour de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune dans sa forme précédente ou encore de la création d’une tranche supplémentaire dans le barème de l’impôt sur le revenu. Récemment, le président de la République a fait quelques concessions concernant l’attribution de primes, l’augmentation du smic et la suppression de la hausse de la CSG pour une partie des retraités.

C’est pourtant d’abord au sein de l’entreprise que la justice sociale doit prendre racine. L’entreprise est en effet le lieu où prennent naissance les différences de revenus, à commencer par les inégalités entre femmes et hommes, et c’est également l’espace où se négocie le pouvoir d’achat.

Est-il raisonnable que l’action publique accepte ce niveau primaire d’inégalité, quel qu’il soit, et fasse porter tout l’effort sur la politique fiscale ?

Un article de Patrick Pintus (Aix-Marseille Université, AMSE) dans The Conversation

Lire l'article complet

© Photo Patrice Calatayu on Flickr - Creative Commons

Dernières publications

Quand la précarité économique aggrave les blessures de l’homophobie
Dans de nombreux pays à faibles et moyens revenus, être une personne LGBTQIA+ expose à une double peine : aux discriminations s’ajoute la précarité économique. Un cocktail délétère pour la santé mentale mis en lumière par les économistes Bruno Ventelou et Erik Lamontagne qui croisent données sur le bien-être, conditions économiques et climat homophobe dans le monde entier.
En Espagne, la politique économique a été propice et a bénéficié de circonstances favorables
Une tribune de Cecilia García Peñalosa (CNRS, EHESS, AMSE) et Alain Trannoy (EHESS, AMSE) publiée dans le journal Le Monde.
Le juste prix du CO₂
Un triste record a été battu en 2024 : celui de l’année la plus chaude jamais enregistrée sur terre. Signes tangibles du basculement en cours, le réchauffement climatique se traduit sous nos yeux par une accélération d’événements naturels extrêmes. En théorie, la solution est simple : arrêter immédiatement l’emploi d’énergies fossiles. En pratique, l’abandon de ces énergies omniprésentes dans nos sociétés contemporaines est une gageure. Pour réduire les émissions de CO₂, les économistes, rompus à l’analyse coût-avantage, peuvent aider les décideurs à concevoir des politiques à la fois efficaces et acceptables par les populations.