Ventelou

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Pour huit médecins généralistes sur dix, la vaccination contre la Covid-19 est le meilleur moyen d’éviter de nouvelles vagues épidémiquesReportPierre Verger, Dimitri Scronias, Maxime Bergeat, Hélène Chaput, Romain Lutaud, Muriel Barlet, Élisabeth Fery-Lemonnier, Bruno Ventelou, Jean-François Buyck, Marie-Astrid Metten, et al., Number 1187, pp. 7, 2021

Au cours des mois de novembre et décembre 2020, les participants au quatrième Panel d’observation des pratiques et des conditions d’exercice en médecine générale ont à nouveau été interrogés sur leurs perceptions et leurs opinions quant aux futurs vaccins contre la Covid-19.
Huit médecins généralistes sur 10 considèrent que la vaccination est le meilleur moyen pour éviter la survenue de nouvelles vagues épidémiques de Covid-19. 8 médecins sur 10 estiment également qu’ils ont un rôle à jouer dans la vaccination de la population contre la Covid-19 et plus de la moitié sont favorables à une obligation de vaccination pour les professionnels de santé. Globalement, les trois quarts des médecins accepteraient a priori de se faire vacciner contre la Covid-19 et de le recommander à leurs patients. L’opinion individuelle sur la vaccination contre la Covid-19 a par ailleurs changé chez certains médecins : entre l’enquête du 6 octobre au 15 novembre 2020 et celle du 24 novembre au 27 décembre 2020, 1 médecin sur 10 est passé de l’hésitation ou de la réticence face au vaccin à l’acceptation – modérée ou forte – tandis qu’1 médecin sur 10 a fait le chemin inverse.

La couverture sanitaire universelle au SAHEL : Le cas du Mali et du TchadJournal articleSameera Awawda, Mohammad Abu-Zaineh et Bruno Ventelou, UnisSahel - Couverture Universelle en Santé au Sahel, 2021

Cette étude vise à évaluer la faisabilité et l’impact macro-économique de l’extension de la couverture sanitaire à l’ensemble de la population en vue de l’atteinte de la couverture universelle (CSU) au Mali et au Tchad. Nous utilisons une approche méthodologique par micro-simulation pour examiner l’impact d’un scénario de CSU sur les dépenses de santé des ménages ainsi que les recettes et les dépenses publiques. Etant donné les différents taux actuels de couverture de la population, les résultats montrent que l’atteinte de l'objectif coûterait aux gouvernements du Mali et du Tchad 17 182 et 44 415 millions de FCFA, respectivement. L’atteinte de la CSU pourrait augmenter l’accès aux soins des ménages, mais aussi le fardeau budgétaire du gouvernement ; il faudrait donc disposer de bonnes stratégies de financement public. L’étude évalue donc en parallèle les bénéfices à attendre d’une hausse de la prime d’assurance maladie.

Population preferences for inclusive COVID-19 policy responsesJournal articleThierry Blayac, Dimitri Dubois, Sebastien Duchêne, Phu Nguyen-Van, Bruno Ventelou et Marc Willinger, The Lancet Public Health, Volume 6, Issue 1, pp. e9, 2021

Currently, countries across the world are applying policies designed to combat the COVID-19 pandemic, such as lockdowns, international travel restrictions, subsectoral closures, and adjustments in public transportation. Although these restrictions can be effective in controlling the epidemiological dynamics, they also need to be assessed in terms of their acceptability by populations. The preferences of populations should matter, particularly after months of efforts, and the new requirements of lockdowns in several European countries despite these efforts.

Estimation of Asthma Symptom Onset Using Internet Search Queries: Lag-Time Series AnalysisJournal articleYulin Hswen, Amanda Zhang et Bruno Ventelou, JMIR Public Health and Surveillance, Volume 7, Issue 5, pp. e18593, 2021

Background:
Asthma affects over 330 million people worldwide. Timing of an asthma event is extremely important and lack of identification of asthma increases the risk of death. A major challenge for health systems is the length of time between symptom onset and care seeking, which could result in delayed treatment initiation and worsening of symptoms.
Objective:
This study evaluates the utility of the internet search query data for the identification of the onset of asthma symptoms.
Methods:
Pearson correlation coefficients between the time series of hospital admissions and Google searches were computed at lag times from 4 weeks before hospital admission to 4 weeks after hospital admission. An autoregressive integrated moving average (ARIMAX) model with an autoregressive process at lags of 1 and 2 and Google searches at weeks –1 and –2 as exogenous variables were conducted to validate our correlation results.
Results:
Google search volume for asthma had the highest correlation at 2 weeks before hospital admission. The ARIMAX model using an autoregressive process showed that the relative searches from Google about asthma were significant at lags 1 (P<.001) and 2 (P=.04).
Conclusions:
Our findings demonstrate that internet search queries may provide a real-time signal for asthma events and may be useful to measure the timing of symptom onset.

Reçoit-on les mêmes soins partout en France ? La question de l’hétérogénéité des pratiques, de leur raison d’être et de leur contrôleBook chapterAlain Paraponaris et Bruno Ventelou, In: Le système de santé : enjeux et défis, 2021-07, EP Eska Publishing, 2021
Le système de santé : enjeux et défisBookThomas Barnay, Anne-Laure Samson et Bruno Ventelou (Eds.), 2021-07, EP Eska Publishing, 2021

Il est courant d’entendre s’exprimer un sentiment de rejet face à l’intervention des économistes dans le système de santé. D’aucuns diront notamment que le secteur de la santé est un « secteur à part », qui n’est pas susceptible de régulation économique. Pendant la crise de la COVID-19, cette idée s’est traduite par l’opposition stérile entre la lutte contre l’épidémie et la défense de l’activité économique, présentées comme deux objectifs nécessairement rivaux. Le premier serait l’apanage des seuls médecins, désireux de réduire la mortalité par COVID-19, tout en préservant les capacités hospitalières, et de facto ardents défenseurs du confinement. Le second apparaitrait comme l’étendard des économistes qui ne verraient dans la sauvegarde du PIB que l’unique objectif d’une société développée et épanouie…
Pourtant la crise de la COVID-19 a souligné, parfois avec cruauté, certaines insuffisances du système de santé français. Elle a jeté la lumière sur l’absence de stratégie globale de gestion du risque sanitaire et la difficulté de prendre des décisions adaptées à un niveau infranational. Elle a enfin exacerbé la rigidité d’un système de soins centralisé, spécialiste de la prise en charge de malades chroniques à l’hôpital public.
Mais elle a aussi été porteur d’espoir en révélant une véritable capacité d’adaptation des professionnels de santé à l’hôpital et en ville et des industriels pharmaceutiques, accélérant les processus d’innovation thérapeutique et technologique, de coordination des acteurs et de production de vaccins à une échelle internationale.
Pour faire face à cette crise, dans les premiers mois de la crise sanitaire, une logique médicale à court terme s’est imposée, reléguant au second plan toute autre forme de critère de jugement. L’objectif unique affiché est d’une déconcertante simplicité : réduire la mortalité par COVID-19, « quoi qu’il en coûte ». L’objectif de santé n’aurait donc plus de limite, exonérant ainsi l’individu ou la société de tout arbitrage personnel ou collectif, au motif, tantôt d’une supposée gratuité, tantôt de l’absolue priorité. La pertinence même de l’apport des sciences humaines et sociales, en particulier de l’économie, serait alors réduite à peau de chagrin…
Au moment où se polarisent ces convictions et se figent ces croyances, il semble, aujourd’hui plus que jamais, nécessaire qu’un ouvrage en économie de la santé puisse éclairer les débats qui traversent le système de santé afin de promouvoir le recours plus systématique à l’évaluation médico-économique comme outil de régulation « fine » des dépenses de santé.
De nombreux défis sont à relever parmi lesquels : le financement et la régulation des dépenses de santé, l’accès aux soins primaires sur tout le territoire, le manque de coordination entre médecine de ville et hôpital, d’une part, et entre soins et médico-social, d’autre part ; le déficit de prévention et l’invisibilité de la santé publique ; les inégalités sociales de santé et d’accès aux soins ou encore la surconsommation de tabac et d’alcool. Ces défis interrogent chacun des acteurs du système de santé (patients, offreurs de soins, industriels…).
A l’occasion de ses 30 ans, le Collège des Economistes de la santé, la société savante française d’économie de la santé, propose un ouvrage collectif réunissant 30 contributeurs et ambitionne d’analyser et de disséquer les principaux défis auxquels le système de santé fait face à travers 15 chapitres. De façon dépassionnée, et sur la base d’une littérature académique nationale et internationale particulièrement étoffée, il tente également de proposer des pistes de recommandations pour améliorer le système.

Vers une couverture sanitaire universelle au Sénégal : quelles sont les meilleures stratégies de financement ?Journal articleSameera Awawda, Mohammad Abu-Zaineh et Bruno Ventelou, UnisSahel - Couverture Universelle en Santé au Sahel, 2020

Cette étude a pour objectif d’évaluer différents modes de financement de la couverture santé universelle au Sénégal. La méthode utilisée, la micro-simulation, permet d’examiner l’impact de différents scenarii sur les consommations des ménages ainsi que sur les dépenses publiques. Les résultats montrent que la généralisation d’une assurance-maladie à l’ensemble de la population, associée à une réduction des coûts directs des soins, augmenterait les consommations de soins des Sénégalais, améliorant donc leur accès aux services de santé. Néanmoins, une telle généralisation serait coûteuse pour les finances publiques. Pour limiter les coûts supportés par le gouvernement, l’augmentation du taux d’imposition sur la consommation et de la prime de contribution à l’assurance-maladie serait utile et permettrait de ramener les finances publiques à l’équilibre.

Pay Gap Between Male And Female Physicians: A letter to the editor about the pay gap between male and female physicians.Journal articleWilliam B. Weeks et Bruno Ventelou, Health Affairs, Volume 39, Issue 5, pp. 906, 2020

-No abstract available-

How will the main risk factors contribute to the burden of non-communicable diseases under different scenarios by 2050? A modelling studyJournal articleMarion Devaux, Alienor Lerouge, Giovanna Giuffre, Susanne Giesecke, Sara Baiocco, Andrea Ricci, Francisco Reyes, David Cantarero, Bruno Ventelou et Michele Cecchini, PLoS ONE, Volume 15, Issue 4, pp. e0231725, 2020

Background:
The future burden of non-communicable diseases (NCDs) depends on numerous factors such as population ageing, evolution of societal trends, behavioural and physiological risk factors of individuals (e.g. smoking, alcohol use, obesity, physical inactivity, and hypertension). This study aims to assess the burden of NCDs in Europe by 2050 under alternative scenarios.

Methods:
This study combines qualitative and quantitative forecasting techniques to examine how population health in Europe may evolve from 2015 to 2050, taking into account future societal trends. Four scenarios were developed (one business-as-usual scenario, two response scenarios and one pessimistic scenario) and assessed against 'best' and 'worst'-case scenarios. This study provides quantitative estimates of both diseases and mortality outcomes, using a microsimulation model incorporating international survey data.

Findings:
Each scenario is associated with a different risk factor prevalence rate across Europe during the period 2015-2050. The prevalence and incidence of NCDs consistently increase during the analysed time period, mainly driven by population ageing. In more optimistic scenarios, diseases will appear in later ages, while in the pessimistic scenarios, NCDs will impair working-age people. Life expectancy is expected to grow in all scenarios, but with differences by up to 4 years across scenarios and population groups. Premature mortality from NCDs will be reduced in more optimistic scenarios but stagnate in the worst-case scenario.

Interpretation:
Population ageing will have a greater impact on the spread of NCDs by 2050 compared to risk factors. Nevertheless, risk factors, which are influenced by living environments, are an important factor for determining future life expectancy in Europe.

Inequity in access to personalized medicine in France: Evidences from analysis of geo variations in the access to molecular profiling among advanced non-small-cell lung cancer patients: Results from the IFCT Biomarkers France StudyJournal articleSamuel Kembou Nzale, William B. Weeks, L’Houcine Ouafik, Isabelle Rouquette, Michèle Beau-Faller, Antoinette Lemoine, Pierre-Paul Bringuier, Anne-Gaëlle Le Corolle Soriano, Fabrice Barlesi et Bruno Ventelou, PLoS ONE, Volume 15, Issue 7, pp. e0234387, 2020

In this article, we studied geographic variation in the use of personalized genetic testing for advanced non-small cell lung cancer (NSCLC) and we evaluated the relationship between genetic testing rates and local socioeconomic and ecological variables. We used data on all advanced NSCLC patients who had a genetic test between April 2012 and April 2013 in France in the frame of the IFCT Biomarqueurs-France study (n = 15814). We computed four established measures of geographic variation of the sex-adjusted rates of genetic testing utilization at the “départment” (the French territory is divided into 94 administrative units called ‘départements’) level. We also performed a spatial regression model to determine the relationship between département-level sex-adjusted rates of genetic testing utilization and economic and ecological variables. Our results are the following: (i) Overall, 46.87% lung cancer admission patients obtained genetic testing for NSCLC; département-level utilization rates varied over 3.2-fold. Measures of geographic variation indicated a relatively high degree of geographic variation. (ii) there was a statistically significant relationship between genetic testing rates and per capita supply of general practitioners, radiotherapists and surgeons (negative correlation for the latter); lower genetic testing rates were also associated with higher local poverty rates. French policymakers should pursue effort toward deprived areas to obtain equal access to personalized medicine for advanced NSCLC patients.

Online study of health professionals about their vaccination attitudes and behavior in the COVID-19 era: addressing participation biasJournal articlePierre Verger, Dimitri Scronias, Yves Fradier, Malika Meziani et Bruno Ventelou, Human Vaccines & Immunotherapeutics, pp. 1-6, Forthcoming

Online surveys of health professionals have become increasingly popular during the COVID-19 crisis because of their ease, speed of implementation, and low cost. This article leverages an online survey of general practitioners’ (GPs’) attitudes toward the soon-to-be-available COVID-19 vaccines, implemented in October–November 2020 (before the COVID-19 vaccines were authorized in France), to study the evolution of the distribution of their demographic and professional characteristics and opinions about these vaccines, as the survey fieldwork progressed, as reminders were sent out to encourage them to participate. Focusing on the analysis of the potential determinants of COVID-19 vaccine acceptance, we also tested if factors related to survey participation biased the association estimates. Our results show that online surveys of health professionals may be subject to significant selection bias that can have a significant impact on estimates of the prevalence of some of these professionals’ behavioral, opinion, or attitude variables. Our results also highlight the effectiveness of reminder strategies in reaching hard-to-reach professionals and reducing these biases. Finally, they indicate that weighting for nonparticipation remains indispensable and that methods exist for testing (and correcting) selection biases.