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Fanny Henriet

Chercheur CNRS

Économie publique
Henriet
Statut
Directeur de recherche
Domaine(s) de recherche
Économie de l'environnement
Thèse
2012, EHESS, PjSE, Banque de France
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CV
Adresse

AMU - AMSE
5-9 Boulevard Maurice Bourdet, CS 50498
​13205 Marseille Cedex 1

Résumé Face au dérèglement climatique et ses multiples conséquences, les décideurs publics ont besoin d’informations fiables sur les coûts et bénéfices des actions de préservation de l’environnement. Pour cela, il est indispensable de disposer d’une valorisation comptable du capital environnemental qui dépasse le seul cadre marchand. A partir du cas de la forêt, Dominique Bureau, Philippe Delacote, Fanny Henriet et Alexandra Niedzwiedz proposent, dans cette note du CAE, une méthode de valorisation des multiples services rendus par la forêt dans les comptes nationaux. Ce travail permet d’éclairer les politiques publiques en rendant visibles les coûts et bénéfices jusqu’alors implicites des actions en faveur du secteur forêt-bois. Si cet exercice peut être étendu à d’autres écosystèmes, le cas de la forêt est exemplaire : le puits de carbone forestier a été divisé par deux en dix ans, et sa contribution future aux objectifs de neutralité carbone reste incertaine.
Mots clés Environmental accounting, Comptabilité environnementale
Résumé L’urgence d’agir face au changement climatique n’a jamais été aussi pressante. Les coûts liés à ces perturbations sont extrêmement élevés : baisse des rendements agricoles, effets sur la santé des populations, perte de la biodiversité… Contribuant à l’amélioration de notre niveau de vie, l’économie est aussi responsable de l’augmentation incontrôlée des émissions de gaz à effet de serre. Source du problème, notre système économique est-il capable de répondre efficacement à l’urgence climatique ? Fanny Henriet invite à prendre en compte les différentes solutions possibles : décroissance, progrès technique, sobriété. Elle insiste sur la nécessité de dépasser les seules responsabilités individuelles pour engager une politique publique ambitieuse, capable de mobiliser les États comme les entreprises.
Résumé Not all barrels of oil are created equal: their extraction varies in both private cost and carbon intensity. Leveraging a comprehensive micro-dataset on world oil fields, alongside detailed estimates of carbon intensities and private extraction costs, this study quantifies the additional emissions and costs from having extracted the “wrong” deposits. We do so by comparing historical deposit-level supplies to counterfactuals that factor in pollution costs, while keeping annual global consumption unchanged. Between 1992 and 2018, carbon misallocation amounted to at least 11.00 gigatons of CO2-equivalent (GtCO2eq), incurring an environmental cost evaluated at $2.2 trillion (US$ 2018). This translates into a significant supply-side ecological debt for major producers of high-carbon oil. Looking forward, we estimate the gains from making deposit-level extraction socially optimal at about 9.30 GtCO2eq, valued at $1.9 trillion, along a future aggregate demand pathway coherent with the objective of net-zero emissions in 2050, and document unequal reserve stranding across oil nations.
Mots clés Oil, Carbon mitigation, Misallocation, Stranded assets