Joutard

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Contraintes horaires sur le marché du travail français: Une caractérisation du sous-emploi et du sur-emploi fémininJournal articleHélène Couprie and Xavier Joutard, Annals of Economics and Statistics, Issue 86, pp. 109-138, 2007

Les formes d'inadéquation entre les heures désirées et les heures travaillées sont nombreuses. A côté du travail à temps partiel "contraint" peuvent se développer des formes de suremploi, moins souvent mises en évidence dans les enquêtes. Dans la lignée des travaux de Van Soest et al. [1990], nous réalisons une estimation structurelle des déterminants de l'offre de travail des femmes en couple ou célibataires permettant de dégager un processus de restriction des heures de travail. La distribution des heures hebdomadaires de travail est discrétisée selon le modèle contractuel français à savoir: temps plein, temps réduit et temps partiel. Nous mettons en évidence un excès d'emplois postés à temps partiel dans l'économie. Nous estimons par ailleurs l'effet des caractéristiques individuelles sur la probabilité de trouver un emploi. Il apparaît notamment que la jeunesse et le fait d'être né en France améliorent les chances de recevoir une offre d'emploi. Finalement, nous insistons sur le fait qu'une salariée sur cinq pourrait voir son bien-être augmenter si on facilitait l'ajustement de sa durée du travail. /// A mismatch between labour demand and supply occurs very often and in several ways. Besides the so-called "constrained" part-time which implies under-employment, over-employment can take place. In the spirit of Van Soest et al. [1990], we estimate a structural microeconometric model of female labour supply in the presence of hours restrictions. The hours distribution is split between full-time (40 hours), reduced-time (35 hours) and part-time (20 hours). This fits quite well the French case as three usual contracting agreements are usually encountered. Moreover, we estimate the effect of individual heterogeneity on the probability to find a job. Young people and people born in France appear to have an increased probability to receive job offers. We find an excess of part-time demand on the French labour market. Finally, we stress the fact that 1 over 5 employed women could have an increased welfare by adjusting her working time.

Besoins et insuffisance d'aide humaine aux personnes âgées à domicile : une approche à partir de l'enquête « Handicaps, incapacités, dépendance » 1Journal articleBérengère Davin, Xavier Joutard, Jean-Paul Moatti, Alain Paraponaris and Pierre Verger, Sciences sociales et santé, Volume 24, Issue 3, pp. 59-93, 2006
Temps partiel et minima sociaux dans un modèle de recherche d'emploi d'équilibreJournal articlePierre Granier and Xavier Joutard, Annals of Economics and Statistics, Issue 73, pp. 23-52, 2004

Cet article présente un modèle de recherche d'emploi d'équilibre avec des travailleurs hétérogénes du point de vue de l'éligibilité aux minima sociaux et des firmes qui postent à la fois des salaires et des durées du travail. Dans ce contexte, une augmentation du salaire minimum horaire accroît la proportion d'emploi à temps partiel et renforce le chômage volontaire. Inversement, une Allocation Compensatrice de Revenu peut contribuer à augmenter à la fois l'emploi et la rémunération moyenne offerte. /// In this paper, we consider an equilibrium search model of the labor market where the job offers are characterized by the wage level and the work duration and the workers are heterogeneous relative to access to minimum income programmes. We show that increasing hourly minimum wage leads the firms to post more part-time jobs and then contributes to increase voluntary unemployment. We emphasize also the consequences of reforms of the social benefit system.

La perception du Rmi affecte-t-elle le retour à l’emploi des chômeurs ?Journal articlePierre Granier and Xavier Joutard, Économie publique/Public economics, Issue 11, 2003

Cet article exploite les données des Enquêtes Emploi couvrant la période 90-97 pour étudier l’influence de la perception du Rmi sur la sortie du chômage vers l’emploi. Cette étude est réalisée à partir de la constitution d’un groupe témoin constitué d’individus satisfaisant aux conditions de ressource nécessaire à l’obtention du Rmi mais ne bénéficiant pas du dispositif. Afin de corriger un éventuel biais de sélection, les processus d’appartenance au dispositif et de sortie vers l’emploi sont estimés simultanément. Les résultats obtenus suggèrent que la perception du Rmi affecte peu la sortie vers l’emploi des allocataires conservant un comportement de recherche actif sur le marché du travail. Cette influence n’est significativement négative qu’au sein des familles monoparentales. Les différences d’incitation en fonction de la configuration familiale ne se retrouvent pas dans la sortie vers l’emploi et la sortie vers le temps partiel n’est pas significativement plus faible parmi les allocataires., In this paper, we analyse the effect of receiving the French minimum integration income (the Rmi) on the probability of leaving unemployment. Using the data collected by the Employment survey between 90 and 97, we construct a control goup, which contains eligible individuals who do not receive the benefit. In order to take into account the potential selection bias, both process of applying for Rmi and leaving unemployment are simultaneously estimated. The results suggest that the influence of receiving the minimum income is weak for active job seekers. This influence is only significant and negative for single parents. The differences in the work incentives of recipients are not confirmed by the data. Moreover, Rmi recipients are not apparently characterized by lowest probabilities of being employed at part time jobs.

L’influence de la perception du RMI sur la sortie vers l’emploi ; suivi d'un commentaire de David MargolisJournal articlePierre Granier, Xavier Joutard and David Margolis, Économie et Statistique, Volume 357, Issue 1, pp. 23-47, 2002

L’influence de la perception du RMI sur la sortie vers l’emploi Sur la base des données collectées dans les enquêtes Emploi, l’influence de la perception du RMI sur le risque de sortie du chômage est examinée à partir de la constitution d’un groupe témoin formé d’individus éligibles ne percevant pas l’allocation. Parmi cette population d’éligibles, les jeunes, les chômeurs de longue durée et les familles monoparentales ont le plus fréquemment recours au dispositif. Les différences d’incitation financière qui existent pour les allocataires en fonction de la configuration familiale ne se retrouvent pas dans le risque de sortie du chômage. L’influence de la perception d’une allocation n’est significative et négative qu’au sein des familles monoparentales. Des erreurs d’échantillonnage dues à la qualité imparfaite des données pourraient toutefois biaiser les estimations mais le sens de ces biais est délicat à identifier. L’influence du RMI pourrait finalement davantage affecter les comportements de participation au marché du travail que le risque de sortie du chômage des personnes poursuivant des démarches actives de recherche sur le marché du travail.

Recherche d'emploi et risques de récurrence du chômage: Une analyse des qualificationsJournal articleXavier Joutard and Michèle Ruggiero, Annals of Economics and Statistics, Issue 57, pp. 239-265, 2000

Nous proposons d'évaluer le comportement des demandeurs d'emploi et les taux de sortie du chômage dans un modèle structurel de recherche d'emploi non stationnaire où les agents sont dotés de capacités d'anticipation sur les risques de chômage futur. Nous décrivons l'évolution dans le temps des salaires de réserve en mettant l'accent sur les différences entre qualifications et entre hommes et femmes. La comparaison entre taux de sortie, taux d'arrivée des offres d'emploi et salaires de réserve permet de préciser les inégalités liées au sexe et aux qualifications. On constate, également, une forte sensibilité des résultats à la perception de l'environnement futur.

L'activité réduite favorise-t-elle la sortie du chômage ?Journal articlePierre Granier and Xavier Joutard, Économie et Statistique, Volume 321, Issue 1, pp. 133-148, 1999

L'activité réduite favorise-t-elle la sortie du chômage ? Avec la diversité croissante des formes d'emploi et l'évolution des règles de gestion des demandeurs d'emploi, la distinction entre l'emploi et le chômage est devenue plus floue. En particulier, les demandeurs inscrits à l'ANPE sont susceptibles de continuer à percevoir leur allocation tout en exerçant une « activité réduite ». Sur une période de trois ans, un chômeur sur deux serait concerné par cette situation à un moment ou à un autre. L'influence de la durée passée au chômage et celle du motif d'inscription apparaissent déterminantes pour les pratiques d'activités réduites. C'est au bout d'un an de chômage que la pratique d'activité réduite est la plus intensive et cette pratique est plus fréquente parmi les individus entrés au chômage à l'issue d'un CDD et ayant donc, de ce fait, connu la précarité. L'influence des, pratiques d'activités réduites sur la transition vers l'emploi s'avère complexe et différente selon le sexe : se conjuguent des effets immédiats et des effets persistants de pratiques passés. Même si l'effet immédiat peut en être parfois négatif, il semble que ces pratiques rendent moins difficile l'insertion future sur le marché du travail.

Une approche empirique de la structure du marché du travail : salaires, formes de mobilité et formation professionnelle continueJournal articleSaïd Hanchane and Xavier Joutard, Économie & Prévision, Volume 135, Issue 4, pp. 57-75, 1998

Une approche empirique de la structure du marché du travail : salaires, formes de mobilité et formation professionnelle continue par Sa'id Hanchane et Xavier Joutard Pour étudier la structure du marché du travail français, on propose une approche multisectorielle mêlant deux critères : les formes de mobilité et le passage par des stages de formation continue financés par l'entreprise. L'estimation de fonctions de gains laisse apparaître des relations salariales distinctes entre les régimes et confirme la transformation des marchés internes français. Afin d'échapper à l'une des critiques adressées aux tests de segmentation, nous relâchons l'hypothèse d'indépendance des alternatives non pertinentes. L'usage de modèles Logit emboîtés discriminés à l'aide du test de Vuong (1989) nous permet de repérer la disposition qui ajuste le mieux les données. Les résultats montrent que l'existence ou non de la formation continue signalerait la présence d'une segmentation.

Changements de régime d'indemnisation et transitions vers l'emploi Une étude sur données longitudinales UNEDICJournal articleXavier Joutard and Michèle Ruggiero, Revue Économique, Volume 47, Issue 1, pp. 143-166, 1996

Ce travail vise à apprécier l'impact du système français d'assurance chômage sur les taux de sortie du chômage, que l'issue en soit l'emploi ou l'inactivité. Nous prenons en compte simultanément les deux aspects d'évolution de l'indemnisation : diminution du montant et écoulement de la durée des droits à l'indemni­sation. Nous analysons le comportement individuel à l'approche de la date théori­que de fin d'indemnisation, ou lorsque survient un changement de régime d'indemnisation - forcément moins avantageux. Les résultats font apparaître une augmentation des taux de sortie à ces moments particuliers de l'épisode de chô­mage.

Taux de sortie du chômage à l'approche de la fin des droits à l'indemnisation. Une étude de périodes atypiques durant l'épisode de chômageJournal articleXavier Joutard and Michèle Ruggiero, Économie & Prévision, Volume 113, Issue 2, pp. 189-205, 1994

Taux de sortie du chômage à l'approche de la fin des droits à l'indemnisation Une étude de périodes atypiques durant l'épisode de chômage, par Xavier Joutard, Michèle Ruggiero. On s'intéresse à la proximité des changements de régime d'indemnisation, en exploitant le Fichier national des allocataires de juin 1989. Nous considérons que la période autour d'un changement de régime est une période atypique dans l'épisode de chômage, et nous estimons des modèles de durée sur ces intervalles de temps particuliers. Le but recherché est de dégager des caractéristiques d'individus qui voient leur taux de sortie du chômage augmenter à l'approche d'une baisse du revenu de remplacement.