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10 FÉVRIER 2021
Au cœur du vingtième rapport de l’European Economic Advisory Group (EEAG) « Beyond the Coronavirus Crisis: Investing for a Viable Future » récemment publié, le plan de relance économique « Next Generation EU » (NGEU) a été adopté par le Parlement européen le 10 février dernier. Cecilia García-Peñalosa (CNRS/EHESS) professeur à Aix-Marseille School of Economics, est l'une des sept chercheurs internationaux auteurs du rapport.
Au cœur du vingtième rapport de l’European Economic Advisory Group (EEAG) « Beyond the Coronavirus Crisis: Investing for a Viable Future » récemment publié, le plan de relance économique « Next Generation EU » (NGEU) a été adopté par le Parlement européen le 10 février dernier. Mais ce plan de relance pourra-t-il faire face efficacement aux conséquences économiques de la crise sanitaire liée au coronavirus ? Les auteurs du rapport — parmi lesquels Cecilia García-Peñalosa, professeur à Aix-Marseille School of Economics, émettent critiques et recommandations.

« Dans sa forme actuelle, le programme Next Generation EU (NGEU) est trop exclusivement consacré aux dépenses supplémentaires et ne permet pas de garantir que l’argent mis à disposition sera employé de façon utile », ont expliqué les auteurs du rapport lors d'une conférence de presse à Bruxelles le mardi 9 février 2021. Selon eux, il serait préférable que chaque pays définisse ses objectifs spécifiques et décide comment ceux-ci peuvent être réalisés. Les pays membres devraient être évalués à l'aune de la réalisation de ces objectifs et recevoir des aides en conséquence.

Les économistes recommandent d’utiliser le plan de relance pour financer des mesures visant à surmonter la défaillance des marchés au niveau européen. Un exemple serait la création d’infrastructures transnationales au service de la transition numérique ou l’amélioration des performances du secteur public pour renforcer la cohésion sociale.

Les chercheurs estiment par ailleurs que ce plan de relance, qui prévoit un partage des charges financières entre les pays de l’Union, constitue un signal fort de cohésion et de solidarité au sein de l'Union européenne, fondamental dans ce moment de crise sociale.

Plus globalement, le rapport EEAG 2021 sur l'économie européenne examine comment prévenir l'érosion du capital au sens large. Il met l’accent sur les aspects sociaux, humains et commerciaux et explore comment la crise actuelle affecte les structures existantes, tout en formulant des recommandations sur les investissements. Les économistes examinent comment des politiques visant la garde d'enfants, l'éducation, l'environnement et les entreprises peuvent assurer la prospérité et l'inclusion futures, conformément aux objectifs du programme NGEU.

Comme les années précédentes, le rapport de l'EEAG contient une analyse macroéconomique approfondie de certains pays et de l'économie européenne et mondiale. Il inclut également une prévision économique pour l'année en cours.

L’European Economic Advisory Group est porté par le CESifo, un réseau mondial de chercheurs en économie. Cette année, l’EEAG est présidé par Harold James (Université de Princeton). Les autres membres sont Torben M. Andersen (Université d’Aarhus), Giuseppe Bertola (Université de Turin), Clemens Fuest (Université Louis-et-Maximilien de Munich Munich), Cecilia García-Peñalosa (CNRS), Jan-Egbert Sturm (Institut KOF, ETH Zurich), Branko Urošević (School of Computing, Université Union).

Référence

 Andersen T. M., Bertola G. Fuest, C., Garcia-Peñalosa C., James H., Sturm J-E., Uroševic B. 2021, Beyond the Coronavirus Crisis: Investing for a Viable Future, EEAG Report on the European Economy 2021.

Plus d'info 

► Article sur le site de l'INSHS CNRS : "Le plan de relance européen sera-t-il efficace" ? 

Contact

 Cecilia García-Peñalosa (AMU/CNRS/EHESS) 

 

 

 

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